GEORGES BRASSENS

 

DISCO 7 (1961-1966)

INDICE

1. LES TROMPETEES DE LA RENOMMÉE

7. LA GUERRE DE 14-18

2. JEANNE

8. LES AMOURS D’ANTAN

3. DANS L’EAU DE LA CLAIRE FONTAINE

9. LE TEMPS NE FAIT RIEN À L’AFFAIRE

4. JE REJOINDRAI MA BELLE

10. MARQUISE

5. LA MARGUERITE

11. L’ASSASSINAT

6. SI LE BON DIEU L’AVAIT VOULU

12. LA COMPLAINTE DES FILLES DE JOIE

 

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Les Trompettes de la Renommée

 

Je vivais à l'écart de la place publique,

Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique...

Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',

Sur mon brin de laurier je dormais comme un loir.

Les gens de bon conseil ont su me fair' comprendre

Qu'à l'homme de la ru' j'avais des compt's à rendre

Et que, sous peine de choir dans un oubli complet,

J' devais mettre au grand jour tous mes petits secrets.

 

{Refrain:}
Trompettes

De la Renommée,

Vous êtes

Bien mal embouchées !

 

Manquant à la pudeur la plus élémentaire,

Dois-je, pour les besoins d' la caus' publicitaire,

Divulguer avec qui, et dans quell' position

Je plonge dans le stupre et la fornication ?

Si je publi' des noms, combien de Pénélopes

Passeront illico pour de fieffé's salopes,

Combien de bons amis me r'gard'ront de travers,

Combien je recevrai de coups de revolver !


A toute exhibition, ma nature est rétive,

Souffrant d'un' modesti' quasiment maladive,

Je ne fais voir mes organes procréateurs

A personne, excepté mes femm's et mes docteurs.

Dois-je, pour défrayer la chroniqu' des scandales,

Battre l' tambour avec mes parti's génitales,

Dois-je les arborer plus ostensiblement,

Comme un enfant de chœur porte un saint sacrement ?


Une femme du monde, et qui souvent me laisse
Fair' mes quat' voluptés dans ses quartiers d' noblesse,

M'a sournois'ment passé, sur son divan de soi',

Des parasit's du plus bas étage qui soit...

Sous prétexte de bruit, sous couleur de réclame,

Ai-j' le droit de ternir l'honneur de cette dame

En criant sur les toits, et sur l'air des lampions :

" Madame la marquis' m'a foutu des morpions ! " ?


Le ciel en soit loué, je vis en bonne entente

Avec le Pèr' Duval, la calotte chantante,

Lui, le catéchumène, et moi, l'énergumèn',

Il me laisse dire merd', je lui laiss' dire amen,

En accord avec lui, dois-je écrir' dans la presse

Qu'un soir je l'ai surpris aux genoux d' ma maîtresse,

Chantant la mélopé' d'une voix qui susurre,

Tandis qu'ell' lui cherchait des poux dans la tonsure ?


Avec qui, ventrebleu ! faut-il que je couche

Pour fair' parler un peu la déesse aux cent bouches ?

Faut-il qu'un' femme célèbre, une étoile, une star,

Vienn' prendre entre mes bras la plac' de ma guitar' ?

¡Pour exciter le peuple et les folliculaires,

Qui'est-c' qui veut me prêter sa croupe populaire,

Qui'est-c' qui veut m' laisser faire, in naturalibus,

Un p'tit peu d'alpinism' sur son mont de Vénus ?



 

Sonneraient-ell's plus fort, ces divines trompettes,

Si, comm' tout un chacun, j'étais un peu tapette,

Si je me déhanchais comme une demoiselle

Et prenais tout à coup des allur's de gazelle ?

Mais je ne sache pas qu'ça profite à ces drôles

De jouer le jeu d' l'amour en inversant les rôles,

Qu'ça confère à ma gloire un' onc' de plus-valu',

Le crim' pédérastique, aujourd'hui, ne pai' plus.


Après c'tour d'horizon des mille et un' recettes

Qui vous val'nt à coup sûr les honneurs des gazettes,

J'aime mieux m'en tenir à ma premièr' façon

Et me gratter le ventre en chantant des chansons.

Si le public en veut, je les sors dare-dare,

S'il n'en veut pas je les remets dans ma guitare.

Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',

Sur mon brin de laurier je m'endors comme un loir.

 

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Las Trompetas de la Fama

 

Yo vivía alejado de la plaza publica,
sereno, contemplativo, tenebroso, bucólico...
rehusando conquistar la gloria,
sobre mi brizna de laurel yo dormía como un lirón.
La gente de buen juicio supieron hacerme comprender
que yo tenía que rendirles cuentas al hombre de la calle
y que, so pena de caer en un olvido completo,
yo debía de pregonar todos mis secretillos.

{Refrain:}
Trompetas
de la Fama
estáis
muy mal educadas!

Faltando al pudor más elemental,
¿debo yo, por motivos publicitarios,
divulgar con quién, y en qué posición
me hundo en el estupro y la fornicación?
Si yo publico nombres, cuántas Penélopes
pasarían de inmediato por putas empedernidas.
¡Cuántos buenos amigos me mirarían de reojo,
cuántos tiros me darían!

A toda exhibición, mi naturaleza es reacia
sufriendo de una modestia casi enfermiza,

yo no enseño mis organos procreadores
a nadie, excepto mis mujeres y mis doctores.
¿Debo yo, para ser la comidilla de la prensa amarilla,

tocar el tambor con mis partes genitales,
debo yo ostentarlos más ostensiblemente
que un monaguillo llevando al santo sacramento?

Una mujer de mundo, y que a menudo me deja

hacer mis cuatro voluptuosidades en sus partes nobles,
me ha pegado disimuladamente, en su divan de seda,
unos parásitos de la más baja condición...
Bajo pretexto de ruido, bajo la bandera del reclamo,
¿tengo yo el derecho de manchar el honor de esta dama
gritando por los tejados, y clamorosamente:
“La señora marquesa me pegado unas ladillas!”?

El cielo sea alabado: yo vivo en buen entendimiento
con el Padre Duval, el cura alegre,
él, el catecúmeno, y yo, el energúmeno,
él me deja decir mierda, yo lo dejo decir amén,
En complot con él, ¿debo yo escribir en la prensa
que un día yo lo sorprendí en las rodillas de mi amante
cantando una melopea con una voz susurrante,
mientras que ella le buscaba pulgas en la tonsura?

¿Con quién, ¡por Dios! es necesario que me acueste
para hacer hablar a la diosa de las cien bocas?
¿Es necesario que una mujer célebre, una estrella, una famosa,
venga a ocupar entre mis brazos el lugar de mi guitarra?
¡Para excitar al pueblo y los malos periodistas!,
¿quién quiere prestarme su grupa pública,
quién quiere dejarme hacer, desnudo,
un poco de alpinismo en su monte de Venus?

¿Sonarían ellas más fuerte, estas divinas trompetas,
si, como cada hijo de vecino, yo fuese un poco marica,
si me contonease como una señorita
y tomase de pronto aires de gacela?
Pero no creo que aproveche a estos pesados
jugar el juego del amor invirtiendo los papeles,
ni que eso confiera a mi gloria un poco más de valor:
el crimen pederasta, hoy día ya no se cotiza.

Después de estas maquinaciones, de las mil y una recetas
que os dan con seguridad los honores en las gacetas,
prefiero mejor quedarme como al principio
y rascarme el vientre cantando canciones.
Si el público las quiere, yo se las doy volando,
si ellos no las quieren las vuelvo a meter en mi guitarra.
Rehusando de lograr la medalla de la gloria,
sobre mi brizna de laurel yo me duermo como un lirón.

 

 

 

 

 

Jeanne

 

(Ver fotos)

 

Chez Jeanne, la Jeanne

Son auberge est ouverte aux gens sans feu ni lieu

On pourrait l'appeler l'auberge de Bon Dieu

S'il n'en existait déjà une

La dernière où l'on peut entrer

Sans frapper, sans montrer patte blanche


Chez Jeanne, la Jeanne

On est n'importe qui, on vient n'importe quand

Et, comme par miracle, par enchantement

On fait partie de la famille

Dans son cœur, en s'poussant un peu

Reste encore une petite place


La Jeanne, la Jeanne

Elle est pauvre et sa table est souvent mal servie

Mais le peu qu'on y trouve assouvit pour la vie

Par la façon qu'elle le donne

Son pain ressemble à du gâteau

Et son eau à du vin comme deux gouttes d'eau


La Jeanne, la Jeanne

On la paie quand on peut des prix mirobolants

Un baiser sur son front ou sur ses cheveux blancs

Un semblant d'accord de guitare

L'adresse d'un chat échaudé

Ou d'un chien tout crotté comm' pourboire


La Jeanne, la Jeanne

Dans ses ros's et ses choux n'a pas trouvé d'enfant

Qu'on aime et qu'on défend contre les quatre vents

Et qu'on accroche à son corsage

Et qu'on arrose avec son lait

D'autres qu'elle en seraient tout's chagrines


Mais Jeanne, la Jeanne

Ne s'en soucie pas plus que de colin-tampon

Etre mère de trois poulpiquets, à quoi bon

Quand elle est mère universelle

Quand tous les enfants de la terre

De la mer et du ciel sont à elle

 

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Jeanne

 

En casa de Juana, la Juana, (1)
su albergue está abierto a las gentes sin hogar
lo podríamos llamar el albergue del Buen Dios
si no existiese ya uno
El último donde se puede entrar
sin llamar, sin enseñar la patita blanca

En casa de Juana, la Juana
entra no importa quién, se llega no importa cuándo
y, como por milagro, por encanto
se forma parte de la familia.
En su corazón, apretujándose un poco
queda aún un rinconcito.

La Juana, la Juana
es pobre y su mesa está a menudo mal proveída

pero lo poco que allí se encuentra harta para siempre.

Por la forma en que ella lo da
su pan se parece  a un pastel
y su agua al vino como dos gotas de agua.

La Juana, la Juana
Se
le paga cuando se puede precios desorbitados:
un beso sobre su frente o sobre sus cabellos blancos,
una especie de acorde de guitarra,
la dirección de un gato escaldado,
o la dirección de un perro embarrado como propina.

La Juana, la Juana
La
cigüeña nunca le trajo un hijo
al que amar y al que defender contra los cuatro vientos
y que se agarrase a su pecho,
al que regar con su leche;
otras en su lugar estarían muy tristes

Pero Juana, la Juana
le importa eso tres pimientos.
Ser madre de tres rorros, para qué
cuando ella es madre universal
cuando todos los niños de la tierra
del mar y del cielo son de ella.

 

(1) Jeanne Le Bonniec: Dueña del número 7 del Impasse Florimont donde Brassens vivió desde 1944 hasta 1966.

 

 

Dans l'eau de la claire fontaine

 

Dans l'eau de la claire fontaine

Elle se baignait toute nue

Une saute de vent soudaine

Jeta ses habits dans les nues


En détresse, elle me fit signe

Pour la vêtir, d'aller chercher

Des monceaux de feuilles de vigne

Fleurs de lis ou fleurs d'oranger


Avec des pétales de roses

Un bout de corsage lui fis

La belle n'était pas bien grosse

Une seule rose a suffi


Avec le pampre de la vigne

Un bout de cotillon lui fis

Mais la belle était si petite

Qu'une seule feuille a suffi


Elle me tendit ses bras, ses lèvres
Comme pour me remercier

Je les pris avec tant de fiebre

Qu'ell' fut toute déshabillée


Le jeu dut plaire à l'ingénue

Car, à la fontaine souvent

Ell' s'alla baigner toute nue

En priant Dieu qu'il fit du vent

Qu'il fit du vent...

 

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En el agua de la clara fuente

 

En el agua de la fuente clara (1)
ella se bañaba desnuda,
un golpe de viento repentino
se llevó sus ropas por los aires

Muy angustiada, ella me pidió que
para vestirla, fuese a buscar
de los montones, unas hojas de viña,
flores de lis o flores de naranjos

Con unos pétalos de rosas
un trozo de corpiño le hice
la bella no estaba muy gorda
una sola rosa bastó

Con el pámpano de la viña
un trozo de falda le hice
pero la bella era tan pequeña
que una sola hoja bastó

Ella me tendió sus brazos, sus labios

como para darme las gracias
yo la cogí con tanto ardor
que quedó toda desnuda

El juego debió de gustarle a la ingenua
pues, a la fuente, a menudo,
iba a bañarse desnuda
rogando a Dios que hiciese viento
que hiciese viento...

 

 

(1) Puede verse una referencia a la canción popular “À la claire fontaine”. Ver la letra completa aquí.

 

Je rejoindrai ma belle

 

A l'heure du berger

Au mépris du danger

J'prendrai la passerelle

Pour rejoindre ma belle

A l'heure du berger

Au mépris du danger

Et nul n'y pourra rien changer


Tombant du haut des nues

La bourrasque est venue

Souffler dessus la passerelle

Tombant du haut des nues

La bourrasque est venue

Des passerell's, il y en a plus


Si les vents ont cru bon

De me couper les ponts

J'prendrai la balancelle

Pour rejoindre ma belle

Si les vents ont cru bon

De me couper les ponts

J'embarquerai dans l'entrepont


Tombant du haut des nues

Les marins sont venus

Lever l'ancre à la balancelle

Tombant du haut des nues

Les marins sont venus

Des balancell's, il y en a plus


Si les forbans des eaux

Ont volé mes vaisseaux

Y me pouss'ra des ailes

Pour rejoindre ma belle

Si les forbans des eaux

Ont volé mes vaisseaux

J'prendrai le chemin des oiseaux


Les chasseurs à l'affût

Te tireront dessus

Adieu la plume ! adieu les ailes !

Les chasseurs à l'affût

Te tireront dessus

De tes amours, y en aura plus


Si c'est mon triste lot

De faire un trou dans l'eau

Racontez à la belle

Que je suis mort fidèle

Et qu'ell' daigne à son tour

Attendre quelques jours

Pour filer de nouvell's amours

 

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Me reuniré con mi amada

 

Al anochecer
Despreciando el peligro
Cruzaré la pasarela
Para reunirme con mi amada
Al anochecer
Despreciando el peligro
Y nadie podrá evitarlo

Cayendo del cielo
La borrasca ha llegado
Para soplar encima de la pasarela
Cayendo del cielo
La borrasca ha llegado
Y ya no hay pasarelas!.

Si los vientos han creído conveniente
Cortarme los puentes
Cogeré una balancela
Para reunirme con mi amada
Si los vientos han creído conveniente
Cortarme los puentes
Embarcaré en el entrepuente.

Cayendo del cielo
Han llegado los marineros
A levar el ancla de la balancela
Cayendo del cielo
Han llegado los marineros
¡Y se acabaron las balancelas!

Si los piratas de los mares
Han robado mis bajeles
Me crecerán alas
Para reunirme con mi amada
Si los piratas de los mares
Han robado mis bajeles
Cogeré el camino de los pájaros.

Los cazadores apostados
Te dispararán encima
¡Adiós plumas! ¡Adiós alas!
Los cazadores apostados
Te dispararán encima
Y los amores, se acabarán.

Si esa es mi triste suerte,
Morir y nada más,
Decidle a mi amada
Que he muerto siéndole fiel
Y que a su vez ella se digne
Esperar algunos días
Para buscarse nuevos amores.

 

 

La marguerite

 

La petite

Marguerite

Est tombée

Singulière

Du bréviaire

De l'abbé


Trois pétales

De scandale

Sur l'autel

Indiscrète

Pâquerette

D'où vient-ell'


Dans l'enceinte

Sacro-sainte

Quel émoi

Quelle affaire

Oui, ma chère

Croyez-moi


La frivole

Fleur qui vole

Arrive en

Contrebande

Des plat's-bandes

Du couvent


Notre Père

Qui, j'espère

Etes aux cieux

N'ayez cure

Des murmures

Malicieux


La légère

Fleur, peuchère
Ne vient pas

De nonnettes

De cornettes

En sabbat


Sachez, diantre

Qu'un jour, entre

Deux ave

Sur la pierre

D'un calvaire

Il l'a trouvée


Et l'a mise

Chose admise

Par le ciel

Sans ambages

Dans les pages

Du missel


Que ces messes

Basses cessent

Je vous en prie

Non, le prêtre

N'est pas traître

A Marie


Que personne

Ne soupçonne

Plus jamais

La petite

Marguerite

Ah ! ça mais...

 

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La margarita

 

La pequeña
margarita
cayó
rara
del breviario
del cura.

Tres pétalos
De escándalo
Sobre el altar
indiscreta
margarita
¿De dónde ha salido?

En el recinto
Sacrosanto
Qué emoción
Qué movida
Sí, cariño
créame

La frívola
Flor que vuela
Llegó de
contrabando
de los arriates
del convento

Padre Nuestro
Que espero
Que estés en los cielos
No te preocupes
De las murmuraciones
maliciosas

La ligera
flor, ¡caramba!

No viene
De monjas
Ni hábitos
En orgía.

Sabed, diantre,
Que un día, entre
Dos “Ave”
Sobre la piedra
De un calvario
La encontró.

Y la puso
Cosa admitida
Por el cielo
Sin ambages
Entre las páginas
Del misal.

Que los murmullos
cesen
por favor,
no, el cura
no es un traidor
a María.

Que nadie
sospeche
nunca más
de la pequeña
margarita
¡Ah! Pero...

 

 

Si le bon dieu l'avait voulu

Paroles: Paul Fort.

 

Si le Bon Dieu l'avait voulu - lanturette, lanturlu, - j'aurais connu la

Cléopâtre, et je t'aurais pas connue. J'aurais connu la Cléopâtre,

et je ne t'aurais pas connue. Sans ton amour que j'idolâtre, las ! que fussé-je devenu ?


Si le Bon Dieu l'avait voulu, j'aurais connu la Messaline, Agnès, Odette

et Mélusine, et je ne t'aurais pas connue. J'aurais connu la Pompadour,

Noémi, Sarah, Rebecca, la Fille du Royal Tambour, et la Mogador et Clara.


Mais le Bon Dieu n'a pas voulu que je connaisse leurs amours, je t'ai

connue, tu m'as connu - gloire à Dieu au plus haut des nues ! - Las !

que fussé-je devenu sans toi la nuit, sans toi le jour ? Je t'ai connue,

tu m'as connu - gloire à Dieu au plus haut des nues !

 

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Si el buen dios lo hubiese querido

Paroles: Paul Fort. Musique: Georges Brassens

 

Si el Buen Dios lo hubiese querido, lalarí, lalará, - yo hubiese conocido a
Cleopatra, y no te hubiese conocido. Hubiese conocido a Cleopatra
Y no te hubiese conocido. Sin tu amor que yo idolatro, ¡ay! ¿Qué sería de mí?

Si el Buen Dios lo hubiese querido, yo hubiese conocido a Mesalina, Agnès, Odette
Y a Melusina, y no te hubiese conocido. Hubiese conocido a al Pompadur,
Noemí, Sara, Rebeca, a la hija del regimiento, a la Mogador y Clara.

Pero el Buen Dios no ha querido que conociese sus amores, yo te he
Conocido, tú me has conocido- ¡gloria a Dios en las alturas! ¡Ay!
Que sería para mí la noche sin ti, el día sin ti? Te he conocido
Tu me has conocido- ¡gloria a Dios en las alturas!

 

 

 

La Guerre de 14-18

 

Depuis que l'homme écrit l'Histoire

Depuis qu'il bataille à cœur joie

Entre mille et une guerr' notoires

Si j'étais t'nu de faire un choix

A l'encontre du vieil Homère

Je déclarerais tout de suite:

"Moi, mon colon, cell' que j'préfère,

C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"


Est-ce à dire que je méprise

Les nobles guerres de jadis

Que je m'soucie comm' d'un'cerise

De celle de soixante-dix?

Au contrair', je la révère

Et lui donne un satisfecit

Mais, mon colon, celle que j'préfère
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"


Je sais que les guerriers de Sparte

Plantaient pas leurs epées dans l'eau

Que les grognards de Bonaparte

Tiraient pas leur poudre aux moineaux

Leurs faits d'armes sont légendaires

Au garde-à-vous, je les félicite

Mais, mon colon, celle que j'préfère

C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"


Bien sûr, celle de l'an quarante

Ne m'as pas tout à fait déçu:

Elle fut longue et massacrante

Et je ne crache pas dessus

Mais à mon sens, elle ne vaut guère

Guèr' plus qu'un premier accésit

Moi, mon colon, celle que j' préfère

C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"


Mon but n'est pas de chercher noise

Au guérillas, non, fichtre, non

Guerres saintes, guerres sournoises

Qui n'osent pas dire leur nom,

Chacune a quelque chos' pour plaire

Chacune a son petit mérite

Mais, mon colon, celle que j'préfère

C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"

 

Du fond de son sac à malices

Mars va sans doute, à l'occasion,

En sortir une, un vrai délice

Qui me fera grosse impresión

En attendant je persévère

A dir' que ma guerr' favorite

Cell', mon colon, que j'voudrais faire

C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit

 

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La Guerra del 14-18

 

Desde que el hombre escribe la Historia
Desde
que batalla pasándoselo en grande
Entre mil y una guerras notables
Si tuviese que elegir una
Enfrentándome al viejo Homero
Declararía al momento:
“Yo, amigo, la que prefiero,
es la del catorce!” (1)

¿Quiere esto decir que desprecio
las nobles guerras de antaño,
que me importa un pimiento
La del setenta?
Al contrario, la reverencio
Y doy testimonio de ello (2)

Pero, amigo, la que prefiero,
es la del catorce!

Yo sé que los guerreros de Esparta
No le daban palos al aire
Que los veteranos de Bonaparte
No disparaban a los gorriones
Sus hechos de armas son legendarios
Poniéndome firme, los felicito
Pero, amigo, la que prefiero,
es la del catorce!

Por supuesto, la del año cuarenta
No me ha decepcionado del todo:
Fue larga y masacrante
Y no le escupo encima
Pero para mí, no vale apenas
Apenas más que un accésit
Yo, amigo, la que prefiero,
es la del catorce!

Mi objetivo no es de buscar camorra
Con las guerrillas, no diablos, no
Guerras santas, guerras hipócritas
Que no se atreven a decir su nombre,
Todas tienen algo para gustar
Todas tienen su pequeño mérito
Pero, amigo, la que prefiero,
es la del catorce!

Del fondo de su saco de maldades
Marte va sin duda, a la menor ocasión
A sacar otra, una verdadera delicia
Que me impresionará mucho.
Mientras espero, persevero
Diciendo que mi guerra favorita
La que, amigo mío, yo quisiera hacer
Es la del catorce!

 

(1)   Se refiere a la Primera Guerra Mundial.

(2)   Satisfecit: Palabra de origen latino. Deriva del verbo “satifacere” que significa satisfacer. Donner un satisfecit quiere decir dar testimonio por escrito de que se está satisfecho de alguien.

 

Les amours d'antan

 

Moi, mes amours d'antan c'était de la grisette

Margot, la blanche caille, et Fanchon, la cousette...

Pas la moindre noblesse, excusez-moi du peu,

C'étaient, me direz-vous, des grâces roturières,

Des nymphes de ruisseau, des Vénus de barrière...
Mon prince, on a les dam's du temps jadis - qu'on peut...


Car le cœur à vingt ans se pose où l'œil se pose,

Le premier cotillon venu vous en impose,

La plus humble bergère est un morceau de roi.

Ça manquait de marquise, on connut la soubrette,

Faute de fleur de lys on eut la pâquerette,

Au printemps Cupidon fait flèche de tout bois...



On rencontrait la belle aux Puces, le dimanche :

"Je te plais, tu me plais..." et c'était dans la manche,

Et les grands sentiments n'étaient pas de rigueur.

"Je te plais, tu me plais. Viens donc beau militaire"

Dans un train de banlieue on partait pour Cythère,

On n'était pas tenu même d'apporter son cœur...

 


Mimi, de prime abord, payait guère de mine,

Chez son fourreur sans doute on ignorait l'hermine,

Son habit sortait point de l'atelier d'un dieu...

Mais quand, par-dessus le moulin de la Galette,

Elle jetait pour vous sa parure simplette,

C'est Psyché tout entier' qui vous sautait aux yeux.


Au second rendez-vous y' avait parfois personne,

Elle avait fait faux bond, la petite amazone,

Mais l'on ne courait pas se pendre pour autant...

La marguerite commence avec Suzette,

On finissait de l'effeuiller avec Lisette

Et l'amour y trouvait quand même son content.


C'étaient, me direz-vous, des grâces roturières,

Des nymphes de ruisseau, des Vénus de barrière...
Mais c'étaient mes amours, excusez-moi du peu,
Des Manon, des Mimi, des Suzon, des Musette,

Margot la blanche caille, et Fanchon, la cousette,

Mon prince, on a les dam's du temps jadis - qu'on peut...

 

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Los antiguos amores

 

Mis amores de antes eran la modistilla,
Margot, la blanca paloma, y Fanchon, la costurera...
Ni la más mínima nobleza, excusadme un poco,
Eran, me diréis, gracias plebeyas,
ninfas de arroyo, Venus de mala fama,

Señor, en aquel tiempo teníamos a las damas que podíamos...

Pues con veinte años el corazón sigue a los ojos
La primera falda que llega se os mete dentro,
La más humilde pastora es un pedazo de reina,
A falta de marquesa, conocimos a la doncella,
A falta de flor de lis, teníamos la margarita,
En primavera, Cupido hace flechas con cualquier madera...

Nos encontrábamos a la niña en el mercadillo, el domingo:
“Te gusto, me gustas...” y todo estaba dicho,
Los grandes sentimientos no eran necesarios.
“Yo te gusto, tu me gustas. Ven pues, guapo soldado”.
en un tren de cercanías se partía para Cythère,
ni tan siquiera era necesario llevarse el corazón.

Mimi, de entrada, no parecía gran cosa,
En casa de su peletero se desconocía el armiño
Su traje no salía en absoluto del taller de un dios...
Pero cuando, pasando de los convencionalismos, (1)
Se quitaba para ti su ropilla interior
Era Psyché enterita la que se te ponía delante. (2)

A la segunda cinta a veces no acudía nadie,
Se las había pirado, la pequeña amazona,
Pero no se corría a ahorcarse por ello...
La margarita comenzaba con  Suzette,
Y se acababa de desjarla con Lisette
Y sólo con eso el amor ya se contentaba.

Eran, me diréis, gracias plebeyas,
ninfas de arroyo, Venus de mala fama,

pero eran mis amores, excusadme un poco,

Des Manon, des Mimi, des Suzón, des Musette,
Margot la blanca paloma y Fanchon, la costurera

Señor, en aquel tiempo teníamos a las damas que podíamos...

 

(1)   Par-dessus le moulin de la Galette: La frase original es « Jeter son bonnet par-dessus les moulins », y significa desafiar las « buenas costumbres ». El Moulin de la Galette era un conocido cabaret de Paris.

(2)   Psyché: Joven de gran belleza de la que se enamoró el dios Éros.

 

Le temps ne fait rien à l'affaire

 

Quand ils sont tout neufs

Qu'ils sortent de l'œuf

Du cocon

Tous les jeunes blancs-becs

Prennent les vieux mecs

Pour des cons

Quand ils sont d'venus

Des têtes chenues

Des grisons

Tous les vieux fourneaux

Prennent les jeunots

Pour des cons

Moi, qui balance entre deux âges

J'leur adresse à tous un message


Le temps ne fait rien à l'affaire

Quand on est con, on est con

Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père

Quand on est con, on est con

Entre vous, plus de controverses

Cons caducs ou cons débutants

Petits cons d'la dernière averse

Vieux cons des neiges d'antan


Vous, les cons naissants

Les cons innocents

Les jeun's cons

Qui n'le niez pas

Prenez les papas

Pour des cons

Vous, les cons âgés

Les cons usagés

Les vieux cons

Qui, confessez-le

Prenez les p'tits bleus

Pour des cons

Méditez l'impartial message

D'un type qui balance entre deux ages


Le temps ne fait rien à l'affaire

Quand on est con, on est con

Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père

Quand on est con, on est con

Entre vous, plus de controverses

Cons caducs ou cons débutants

Petits cons d'la dernière averse

Vieux cons des neiges d'antan

 

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El tiempo no tiene nada que ver

 

Cuando son nuevecitos
Cuando salen del huevo,
Del capullo
Todos los jóvenes mocosos
Toman a los viejos
Por tontos
Cuando se han convertido
En cabezas canas

En canosos
Todos los viejos tontos
Toman a los jovenzuelos
Por tontos
Yo, que me balanceo entre las dos edades
Yo les dirijo a todos un mensaje

La edad no tiene nada que ver
Cuando se es tonto, se es tonto
Que se tenga veinte años, que se sea abuelo
Cuando se es tonto, se es tonto
Que no haya más controversias entre vosotros
Tontos caducos o tontos debutantes
Tontitos de la última cosecha
Viejos tontos con solera.

Vosotros, tontos que empezáis
Tontos inocentes
Tontos jóvenes
Que, no lo neguéis,
Tomáis a los papás
Por tontos
Vosotros, tontos mayores
Tontos veteranos
Viejos tontos
Que, confesadlo,
Tomáis a los jóvenes
Por tontos
Meditad el imparcial mensaje
De un tipo que se balancea entre dos edades

La edad no tiene nada que ver
Cuando se es tonto, se es tonto
Que se tenga veinte años, que se sea abuelo
Cuando se es tonto, se es tonto
Que no haya más controversias entre vosotros
Tontos caducos o tontos debutantes
Tontitos de la última cosecha
Viejos tontos con solera.

 

Marquise

Marquise, si mon visage

A quelques traits un peu vieux,

Souvenez-vous qu'à mon âge

Vous ne vaudrez guère mieux.

{2x}

Le temps aux plus belles choses

Se plaîst à faire un affront

Et saura faner vos roses

Comme il a ridé mon front.

{2x}

Le mesme cours des planètes

Règle nos jours et nos nuits

On m'a vu ce que vous estes;

Vous serez ce que je suis.

{2x}

Peut-être que je serai vieille,

Répond Marquise, cependant

J'ai vingt-six ans, mon vieux Corneille,

Et je t'emmerde en attendant.

{2x}

 

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Marquise

 

Marquise, si mi rostro
Tiene algunas arrugas
Recordad que a mi edad
Desearíais estar como yo.
{2x}

Al tiempo, a las cosas más hermosas,
Le gusta hacerle afrentas
Y sabrá marchitar vuestras rosas
Como ha arrugado mi frente.
{2x}

El mismo girar de los planetas
Rige nuestros días y nuestras noches
Yo he sido como usted
Usted será como yo.
{2x}

Quizás yo envejeceré
Respondió Marquise, sin embargo
Tengo veintiséis años, mi viejo Corneille,
Y me aburro esperando.
{2x}

 

 

L'assassinat

C'est pas seulement à Paris

Que le crime fleurit

Nous, au village, aussi, l'on a

De beaux assassinats


Il avait la tête chenue

Et le cœur ingénu

Il eut un retour de printemps

Pour une de vingt ans


Mais la chair fraîch', la tendre chair

Mon vieux, ça coûte cher

Au bout de cinq à six baisers

Son or fut épuisé


Quand sa menotte elle a tendue

Triste, il a répondu

Qu'il était pauvre comme Job

Elle a remis sa rob'


Elle alla quérir son coquin

Qu'avait l'appât du gain

Sont revenus chez le grigou

Faire un bien mauvais coup


Et pendant qu'il le lui tenait

Elle l'assassinait

On dit que, quand il expira

La langue ell' lui montra


Mirent tout sens dessus dessous

Trouvèrent pas un sou

Mais des lettres de créanciers

Mais des saisies d'huissiers


Alors, prise d'un vrai remords

Elle eut chagrin du mort

Et, sur lui, tombant à genoux,

Ell' dit : " Pardonne-nous ! "


Quand les gendarm's sont arrivés

En pleurs ils l'ont trouvée

C'est une larme au fond des yeux

Qui lui valut les cieux


Et le matin qu'on la pendit

Ell' fut en paradis

Certains dévots, depuis ce temps

Sont un peu mécontents


C'est pas seulement à Paris

Que le crime fleurit

Nous, au village, aussi, l'on a

De beaux assassinats

 

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El asesinato

 

No es solamente en París
Donde florece el crimen,
Nosotros, en el pueblo, también tenemos
Bonitos asesinatos.

El tenía la cabeza cana
Y el corazón ingenuo
Y volvió a vivir una primavera
Por una de veinte años.

Pero, la carne fresca, la carne tierna
Mi viejo amigo, cuesta cara.
Al cabo de cinto o seis besos
Su oro se había acabado.

Cuando ella tendió su manita,
Triste, el respondió
Que era pobre como Job,
Ella se volvió a poner su vestido.

Ella fue en busca de su chulo
Que tenía afán de lucro
Volvieron a casa del tacaño
A cometer una fechoría.

Y mientras que él lo sujetaba
Ella lo asesinó.
Dicen que cuando expiraba
La lengua ella le enseñaba

Buscaron por todas partes
Y no encotraron una moneda
Sino letras de acreedores
Sino embargos de ujieres.

Entonces, sintiendo remordimientos de verdad,
Tuvo pena del muerto,
Y sobre él, cayendo de rodillas,
Dijo: “¡Perdónanos!”

Cuando la guardia civil llegó
La encontraron llorando.
Fue una lágrima en el fondo de sus ojos
Lo que le valió el cielo.

Y la mañana que la colgaron,
Ella fue al paraíso.
Algunos devotos, desde entonces
Están un poco descontentos.

No es solamente en París
Donde florece el crimen,
Nosotros, en el pueblo, también tenemos
Bonitos asesinatos.

 

La complainte des filles de joie

Bien que ces vaches de bourgeois {x2}

Les appell'nt des filles de joie {x2}

C'est pas tous les jours qu'ell's rigolent

Parole, parole

C'est pas tous les jours qu'elles rigolent


Car, même avec des pieds de grues {x2}

Fair' les cents pas le long des rues {x2}

C'est fatigant pour les guibolles

Parole, parole

C'est fatigant pour les guibolles

 

Non seulement ell's ont des cors {x2}

Des œils-de-perdrix, mais encor {x2}

C'est fou ce qu'ell's usent de grolles

Parole, parole

C'est fou ce qu'ell's usent de grolles


Y a des clients, y a des salauds {x2}

Qui se trempent jamais dans l'eau {x2}

Faut pourtant qu'elles les cajolent

Parole, parole

Faut pourtant qu'elles les cajolent


Qu'ell's leur fassent la courte échelle {x2}

Pour monter au septième ciel {x2}

Les sous, croyez pas qu'ell's les volent

Parole, parole

Les sous, croyez pas qu'ell's les volent

Ell's sont méprisées du public {x2}

Ell's sont bousculées par les flics {x2}

Et menacées de la vérole

Parole, parole

 

Et menacées de la vérole


Bien qu'tout' la vie ell's fass'nt l'amour {x2}

Qu'ell's se marient vingt fois par jour {x2}

La noce est jamais pour leur fiole

Parole, parole

La noce est jamais pour leur fiole


Fils de pécore et de minus {x2}

Ris par de la pauvre Vénus {x2}

La pauvre vieille casserole

Parole, parole

La pauvre vieille casserole


Il s'en fallait de peu, mon cher {x2}

Que cett' putain ne fût ta mère {x2}

Cette putain dont tu rigoles

Parole, parole

Cette putain dont tu rigoles

 

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La queja de las niñas alegres.

 

Aunque esos asquerosos burgueses
las llaman niñas alegres
no ríen todos los días.
palabra, palabra
no ríen todos los días.

Pues incluso con piernas de grullas
hacerse la acera arriba y abajo
es fatigoso para los pinreles.
palabra, palabra
es fatigoso para los pinreles.

No sólo tienen callos
y sabañones, sino que incluso
es una locura lo de zapatos que gastan
palabra, palabra
es una locura lo de zapatos que gastan

Hay clientes, hay cerdos
que no conocen el agua
es necesario sin embargo que ellas los mimen
palabra, palabra
es necesario sin embargo que ellas los mimen.

Que los aupen
para subir al séptimo cielo.
el dinero, no creais que ellas lo roban,
palabra, palabra
el dinero, no creais que ellas lo roban


Son despreciadas por la gente
golpeadas por los policías
y amenazadas por la viruela
palabra, palabra

y amenzadas por la viruela.

Aunque hacen el amor toda la vida,
que se casan veinte veces al día
nunca llegarán al altar,
palabra, palabra
nunca llegarán al altar.

Hijo de una pécora y de un tarado
no te rías de la pobre Venus
la pobre vieja ramera
palabra, palabra,
la pobre vieja ramera

Ha faltado muy poco, querido
para que esta puta no fuese tu madre
esta puta de la que te ríes
palabra, palabra
esta puta de la que te ríes.