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GEORGES BRASSENS DISCO 7 (1961-1966) |
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Je vivais à l'écart de
la place publique, Serein, contemplatif,
ténébreux, bucolique... Refusant d'acquitter
la rançon de la gloir', Sur mon brin de
laurier je dormais comme un loir. Les gens de bon
conseil ont su me fair' comprendre Qu'à l'homme de la ru'
j'avais des compt's à rendre Et que, sous peine de
choir dans un oubli complet, J' devais mettre au
grand jour tous mes petits secrets. {Refrain:} De la Renommée, Vous êtes Bien mal embouchées ! Manquant à la pudeur
la plus élémentaire, Dois-je, pour les
besoins d' la caus' publicitaire, Divulguer avec qui, et
dans quell' position Je plonge dans le
stupre et la fornication ? Si je publi' des noms, combien de Pénélopes Passeront illico pour
de fieffé's salopes, Combien de bons amis
me r'gard'ront de travers, Combien je recevrai de
coups de revolver !
Souffrant d'un' modesti' quasiment maladive, Je ne fais voir mes organes procréateurs A personne, excepté
mes femm's et mes docteurs. Dois-je, pour défrayer
la chroniqu' des scandales, Battre l' tambour avec
mes parti's génitales, Dois-je les arborer
plus ostensiblement, Comme un enfant de
chœur porte un saint sacrement ?
M'a sournois'ment passé, sur son divan de soi', Des parasit's du plus bas étage qui soit... Sous
prétexte de bruit, sous couleur de réclame, Ai-j' le droit de
ternir l'honneur de cette dame En criant sur les
toits, et sur l'air des lampions : " Madame la
marquis' m'a foutu des morpions ! " ?
Avec le Pèr' Duval, la calotte chantante, Lui, le catéchumène,
et moi, l'énergumèn', Il me laisse dire merd', je lui laiss' dire amen, En accord avec lui,
dois-je écrir' dans la presse Qu'un soir je l'ai
surpris aux genoux d' ma maîtresse, Chantant la mélopé' d'une voix qui susurre, Tandis qu'ell' lui cherchait des poux dans la tonsure ?
Pour fair' parler un peu la déesse aux cent bouches ? Faut-il qu'un' femme
célèbre, une étoile, une star, Vienn' prendre entre mes bras la plac'
de ma guitar' ? ¡Pour exciter le
peuple et les folliculaires, Qui'est-c' qui veut me prêter sa croupe populaire, Qui'est-c' qui veut m' laisser faire, in naturalibus, Un p'tit
peu d'alpinism' sur son mont de Vénus ?
Sonneraient-ell's plus
fort, ces divines trompettes, Si, comm' tout un chacun, j'étais un peu tapette, Si je me déhanchais
comme une demoiselle Et prenais tout à coup
des allur's de gazelle ? Mais je ne sache pas qu'ça profite à ces drôles De jouer le jeu d'
l'amour en inversant les rôles, Qu'ça confère à ma gloire un' onc' de plus-valu', Le crim'
pédérastique, aujourd'hui, ne pai' plus.
Qui vous val'nt à coup sûr les honneurs des gazettes, J'aime mieux m'en
tenir à ma premièr' façon Et me gratter le
ventre en chantant des chansons. Si le public en veut,
je les sors dare-dare, S'il n'en veut pas je
les remets dans ma guitare. Refusant d'acquitter
la rançon de la gloir', Sur mon brin de
laurier je m'endors comme un loir. |
Yo vivía alejado de la plaza publica, yo no enseño mis organos procreadores tocar el tambor con
mis partes genitales, hacer mis cuatro
voluptuosidades en sus partes nobles,
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Chez Jeanne, la Jeanne Son auberge est
ouverte aux gens sans feu ni lieu On pourrait l'appeler
l'auberge de Bon Dieu S'il n'en existait
déjà une La dernière où l'on
peut entrer Sans frapper, sans
montrer patte blanche
On est n'importe qui,
on vient n'importe quand Et, comme par miracle,
par enchantement On fait partie de la
famille Dans son cœur, en s'poussant un peu Reste encore une
petite place
Elle est pauvre et sa
table est souvent mal servie Mais le peu qu'on y
trouve assouvit pour la vie Par la façon qu'elle
le donne Son pain ressemble à
du gâteau Et son eau à du vin
comme deux gouttes d'eau
On la paie quand on
peut des prix mirobolants Un baiser sur son
front ou sur ses cheveux blancs Un semblant d'accord
de guitare L'adresse d'un chat
échaudé Ou d'un chien tout
crotté comm' pourboire
Dans ses ros's et ses choux n'a pas trouvé d'enfant Qu'on aime et qu'on
défend contre les quatre vents Et qu'on accroche à son
corsage Et qu'on arrose avec
son lait D'autres qu'elle en
seraient tout's chagrines
Ne s'en soucie pas
plus que de colin-tampon Etre mère de trois poulpiquets, à quoi bon Quand elle est mère
universelle Quand tous les enfants
de la terre De la mer et du ciel
sont à elle |
En casa de Juana, la Juana, (1) pero lo poco que
allí se encuentra harta para siempre. Por la forma en que ella lo da (1) Jeanne Le Bonniec: Dueña del número 7 del Impasse Florimont donde Brassens vivió
desde 1944 hasta 1966. |
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Dans l'eau de la claire
fontaine Dans l'eau de la
claire fontaine Elle se baignait toute
nue Une saute de vent soudaine Jeta ses habits dans
les nues
Pour la vêtir, d'aller
chercher Des monceaux de
feuilles de vigne Fleurs de lis ou
fleurs d'oranger
Un bout de corsage lui
fis La belle n'était pas
bien grosse Une seule rose a suffi
Un bout de cotillon
lui fis Mais la belle était si
petite Qu'une seule feuille a
suffi
Je les pris avec tant
de fiebre Qu'ell'
fut toute déshabillée
Car, à la fontaine
souvent Ell' s'alla baigner toute nue En priant Dieu qu'il
fit du vent Qu'il fit du vent...
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En el agua de la fuente clara como para darme las gracias
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Au mépris du danger J'prendrai la
passerelle Pour rejoindre ma
belle A l'heure du berger Au mépris du danger Et nul n'y pourra rien
changer
La bourrasque est venue Souffler dessus la
passerelle Tombant du haut des
nues La bourrasque est
venue Des passerell's, il y en a plus
De me couper les ponts J'prendrai la
balancelle Pour rejoindre ma
belle Si les vents ont cru
bon De me couper les ponts J'embarquerai dans
l'entrepont
Les marins sont venus Lever l'ancre à la
balancelle Tombant du haut des
nues Les marins sont venus Des balancell's, il y en a plus
Ont volé mes vaisseaux Y me pouss'ra des ailes Pour rejoindre ma
belle Si les forbans des
eaux Ont volé mes vaisseaux J'prendrai le chemin
des oiseaux
Te tireront dessus Adieu la plume ! adieu
les ailes ! Les chasseurs à
l'affût Te tireront dessus De tes amours, y en
aura plus
De faire un trou dans
l'eau Racontez à la belle Que je suis mort
fidèle Et qu'ell' daigne à son tour Attendre quelques
jours Pour filer de nouvell's amours |
Al anochecer |
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Marguerite Est tombée Singulière Du bréviaire De l'abbé
De scandale Sur l'autel Indiscrète Pâquerette D'où vient-ell'
Sacro-sainte Quel émoi Quelle affaire Oui, ma chère Croyez-moi
Fleur qui vole Arrive en Contrebande Des plat's-bandes Du couvent
Qui, j'espère Etes aux cieux N'ayez cure Des murmures Malicieux
Fleur, peuchère De nonnettes De cornettes En sabbat
Qu'un jour, entre Deux ave Sur la pierre D'un calvaire Il l'a trouvée
Chose admise Par le ciel Sans ambages Dans les pages Du missel
Basses cessent Je vous en prie Non, le prêtre N'est pas traître A Marie
Ne soupçonne Plus jamais La petite Marguerite Ah ! ça mais... |
La pequeña No viene |
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Paroles: Paul Fort. Si le Bon Dieu l'avait
voulu - lanturette, lanturlu, - j'aurais connu la Cléopâtre, et je
t'aurais pas connue. J'aurais connu la Cléopâtre, et je ne t'aurais pas
connue. Sans ton amour que j'idolâtre, las ! que fussé-je
devenu ?
et Mélusine, et je ne
t'aurais pas connue. J'aurais connu la Pompadour, Noémi, Sarah, Rebecca, la Fille du Royal Tambour, et
la Mogador et Clara.
connue, tu m'as connu
- gloire à Dieu au plus haut des nues ! - Las ! que fussé-je devenu sans toi la nuit, sans toi le jour ? Je
t'ai connue, tu m'as connu - gloire
à Dieu au plus haut des nues ! |
Si el buen dios lo hubiese querido Paroles: Paul Fort. Musique: Georges Brassens Si el Buen Dios lo hubiese querido, lalarí, lalará, - yo hubiese
conocido a |
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Depuis que l'homme
écrit l'Histoire Depuis qu'il bataille
à cœur joie Entre mille et une guerr' notoires Si j'étais t'nu de faire un choix A l'encontre du vieil
Homère Je déclarerais tout de
suite: "Moi, mon colon, cell' que j'préfère, C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"
Les nobles guerres de
jadis Que je m'soucie comm' d'un'cerise De celle de
soixante-dix? Au contrair',
je la révère Et lui donne un
satisfecit Mais, mon colon, celle
que j'préfère
Plantaient pas leurs epées dans l'eau Que les grognards de
Bonaparte Tiraient pas leur poudre aux moineaux Leurs faits d'armes
sont légendaires Au garde-à-vous, je
les félicite Mais, mon colon, celle
que j'préfère C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"
Ne m'as pas tout à
fait déçu: Elle fut longue et
massacrante Et je ne crache pas
dessus Mais à mon sens, elle
ne vaut guère Guèr' plus qu'un premier accésit Moi, mon colon, celle
que j' préfère C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"
Au guérillas, non,
fichtre, non Guerres saintes,
guerres sournoises Qui n'osent pas dire
leur nom, Chacune a quelque chos' pour plaire Chacune a son petit
mérite Mais, mon colon, celle
que j'préfère C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!" Du fond de son sac à
malices Mars va sans doute, à
l'occasion, En sortir une, un vrai
délice Qui me fera grosse impresión En attendant je
persévère A dir'
que ma guerr' favorite Cell', mon colon, que j'voudrais
faire C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit |