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GEORGES BRASSENS DISCO 6 (1960-1962) |
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J’en appelle à la
mort, je l’attends sans frayeur, Qui aurait une tombe à
vendre à n’importe quel prix: Ma maîtresse, la
traîtresse !
Mon p'tit drapeau
flottait au cœur d'madam' Dupont Mais tout est consommé
: hier soir, au coin d'un bois J'ai surpris ma
maîtresse avec son mari, pouah Ma maîtresse, la
traîtresse !
Trouverais-je les
noms, trouverais-je les mots Pour noter d'infamie
cet enfant de chameau Qu'a choisi son époux
pour tromper son amant Qu'a conduit
l'adultère à son point culminant Ma maîtresse, la
traîtresse !
Où donc avais-j'les
yeux ? Quoi donc avais-j' dedans ? Pour pas m'être aperçu
depuis un certain temps Que, quand ell' m'embrassait,
ell' semblait moins goulue Et faisait des enfants
qui n'me ressemblaient plus Ma maîtresse, la
traîtresse !
Par un raffinement
satanique, moqueur La perfide, à voix
haute, a dit à mon endroit " Le plus cornard
des deux n'est point celui qu'on croit " Ma maîtresse, la
traîtresse !
En train d'recommencer
leur hymen à zéro J'ai surpris ma
maîtresse équivoque, ambiguë En train d'intervertir
l'ordre de ses cocus Ma maîtresse, la
traîtresse ! |
Estoy llamando a la muerte, la espero
ya sin temor,
Y para hundirme bien los cuernos en el
corazón |
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Tonton Nestor Vous eûtes tort Je vous le dis tout
net Vous avez mis La zizanie Aux noces de Jeannett' Je vous l'avoue Tonton, vous vous Comportâtes comme un Mufle achevé Rustre fieffé Un homme du commun
Les yeux baissés Des larmes pleins les cils S'apprêtait à Dire "Oui da
!" A l'officier civil Qu'est-c'qui vous prit Vieux malappris D'aller, sans retenue Faire un pinçon Cruel en son Eminence charnue
Incontinent Ell' souffleta,
flic-flac L'garçon d'honneur Qui, par bonheur Avait un' tête à
claqu' Mais au lieu du "Oui"
attendu Ell' s'écria :
"Maman" Et l'mair' lui dit "Non, mon petit Ce n'est pas le
moment"
Les yeux baissés D'une voix solennell' S'apprêtait à Dire "Oui da
!" Par-devant l'Eternel Voila mechef Que, derechef Vous osâtes porter Votre fichue Patte crochue Sur sa rotondité
Incontinent Elle moucha le nez D'un enfant d'chœur Qui, par bonheur Etait enchifrené Mais au lieu du "Oui"
attendu De sa pauvre voix
lass' Au tonsuré Désemparé Elle a dit
"Merde", hélas
Qu'elle abusât Du droit d'être fessue En la pinçant Mauvais plaisant Vous nous avez déçus Aussi, ma foi La prochain' fois Qu'on mariera
Jeannett' On s'pass'ra d'vous Tonton, je vous Je vous le dit tout
net |
Tío Nestor, Un hombre vulgar |
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Dans un coin pourri Du pauvre Paris, Sur un' place, L'est un vieux bistrot Tenu pas un gros Dégueulasse. Si t'as le bec fin, S'il te faut du vin D' premièr' classe, Va boire à Passy, Le nectar d'ici Te dépasse.
Qu'une armur' d'acier Matelasse, Goûte à ce velours, Ce petit bleu lourd De menaces.
La fin' fleur de la Populace, Tous les marmiteux, Les calamiteux, De la place.
Comme les harengs, Voir en face La bell' du bistrot, La femme à ce gros Dégueulasse.
L'eau de tout's les
fon- tain's Wallace, Si, dès aujourd'hui, Tu n'es pas séduit Par la grâce.
Qui, d'un bouge, a
fait Un palace. Avec ses appas, Du haut jusqu'en bas, Bien en place.
Qui les embrass', qui Les enlace ? Vraiment, c'en est
trop ! Tout ça pour ce gros Dégueulasse !
Mais que voulez-vous Qu'on y fasse ? L'amour se fait vieux, Il a plus les yeux Bien en face.
Tâch' que tes discours Ne l'agacent. Sois poli, mon gars, Pas de geste ou ga- re à la casse.
Punit d'un flic-flac Les audaces. Certes, il n'est pas
né Qui mettra le nez Dans sa tasse.
Qui dégèl'ra ce Bloc de glace. Qui fera dans l' dos Les corne' à ce gros Dégueulasse. Dans un coin pourri Du pauvre Paris, Sur un' place, Une espèc' de fé', D'un vieux bouge, a
fait Un palace. |
En un asqueroso rincón Si tienes el paladar fino, En un asqueroso rincón (1)
Passy:
Barrio parisino de gente bien. (2)
Fontaine
Wallace: Se refiere a las 100 fuentes que hizo construir en París Sir Richard
Wallace en 1872. Su estructura se caracteriza por su cúpula con escamas,
apoyada sobre cariátides. |
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Tu n'es pas de cell's
qui meur'nt où ell's s'attachent, Tu frottes ta joue à
toutes les moustaches, Faut s' lever de bon
matin pour voir un ingénu Qui n' t'ait pas
connu', Entré' libre à
n'importe qui dans ta ronde, Cœur d'artichaut, tu donne' un' feuille à tout l' monde, Jamais, de mémoire
d'homm', moulin n'avait été Autant fréquenté. De Pierre à Paul, en
passant par Jule' et Félicien, Embrasse-les tous, {2x} Dieu reconnaîtra le
sien ! Passe-les tous par tes
armes, Passe-les tous par tes
charmes, Jusqu'à c' que l'un
d'eux, les bras en croix, Tourne de l'œil dans
tes bras, Des grands aux p'tits
en allant jusqu'aux Lilliputiens, Embrasse-les tous, {2x} Dieu reconnaîtra le
sien Jusqu'à ce qu'amour
s'ensuive, Qu'à son cœur une
plai' vive, Le plus touché d'entre
nous Demande grâce à
genoux.
Le baiser qu'on garde
pour la bonne bouche, En attendant de
trouver, parmi tous ces galants, Le vrai merle blanc, En attendant qu' le
p'tit bonheur ne t'apporte Celui derrière qui tu
condamneras ta porte En marquant dessus
"Fermé jusqu'à la fin des jours Pour cause d'amour
"...
Alors toutes tes
fredaines, Guilledous et
prétentaines, Tes écarts, tes grands
écarts, Te seront pardonnés,
car Les fill's quand ça
dit "je t'aime", C'est comme un second
baptême, Ça leur donne un cœur
tout neuf, Comme au sortir de son
œuf. |
Tu no eres de las que mueren allí donde
se atan, Hasta que nazca el amor, (1) Frase atribuida al envíado del Papa
encargado de reprimir la herejía cátara. Momentos antes de conquistar Béziers,
uno de los lugartenientes le preguntó qué hacían para no matar a los
inocentes que había dentro de la ciudad y que creían en Dios. El enviado del
Papa respondió: “Matadlos a todos, Dios reconocerá los suyos”. |
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J'ai des tombeaux en
abondance Des sépultur's à
discrétion Dans tout cim'tièr'
d'quelque importance J'ai ma petite
concession De l'humble tertre au
mausolée Avec toujours
quelqu'un dedans J'ai des p'tit's
boss's plein les allées Et je suis triste,
cependant...
Et ça défrise mon
blason
A quatre pas de ma
maison
A Bagneux, à Thiais, à
Pantin Et jusque, ne vous en
déplaise Au fond du cimetièr'
marin A la vill' comme à la
campagne Partout où l'on peut
faire un trou J'ai mêm' des tombeaux
en Espagne Qu'on me jalouse peu
ou prou...
Le plus humble petit
soupçon Au cimetièr' du
Montparnasse A quatre pas de ma
maison
Je vais
infatigablement De nécropole en
nécropole De pierr' tombale en
monument On m'entrevoit sous
un' couronne D'immortelles à
Champerret Un peu plus tard,
c'est à Charonne Qu'on m'aperçoit sous
un cyprès...
De dir' : "J'l'ai
vu à l'horizon Du cimetièr' du
Montparnasse A quatre pas de sa
maison"
La marquise de Carabas Ma saint' famille
languit d'attente "Mourra-t-ell',
mourra-t-elle pas ?" L'un veut son or,
l'autre veut ses meubles Qui ses bijoux, qui
ses bib'lots Qui ses forêts, qui
ses immeubles Qui ses tapis, qui ses
tableaux...
C'est qu'ell' pass' la
morte-saison Au cimetièr' du
Montparnasse A quatre pas de ma
maison
Un jeune homm' de
bonne tenue En train de ranimer la
flamme Du soldat qui lui
était connu Or, il advint qu'le
ciel eut marr' de L'entendre parler
d'ses caveaux Et Dieu fit signe à la
camarde De l'expédier rue
Froidevaux...
Funeste erreur de
livraison Menèr'nt sa dépouille
à Montmartre De l'autr' côté de sa
maison |
Tengo tumbas en abundancia
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Toi l'épouse modèle Le grillon du foyer Toi qui n'a point
d'accrocs Dans ta robe de mariée Toi l'intraitable
Pénélope En suivant ton petit Bonhomme de bonheur Ne berces-tu jamais En tout bien tout
honneur De jolies pensées
interlopes De jolies pensées
interlopes...
Dans ton juste milieu En attendant l'retour D'un Ulysse de
banlieue Penchée sur tes
travaux de toile Les soirs de vague à
l'âme Et de mélancolie N'as tu jamais en rêve Au ciel d'un autre lit Compté de nouvelles
étoiles Compté de nouvelles
étoiles...
Appelé de tes vœux L'amourette qui passe Qui vous prend aux
cheveux Qui vous compte des
bagatelles Qui met la marguerite Au jardin potager La pomme défendue Aux branches du verger Et le désordre à vos
dentelles Et le désordre à vos
dentelles...
De revoir en chemin Cet ange, ce démon Qui son arc à la main Décoche des flèches
malignes Qui rend leur chair de
femme Aux plus froides statues Les bascul' de leur
socle Bouscule leur vertu Arrache leur feuille
de vigne Arrache leur feuille
de vigne...
Ne t'en tienne rigueur Il n'y a vraiment pas
là De quoi fouetter un
cœur Qui bat la campagne et
galope C'est la faute commune Et le péché vénie C'est la face cachée De la lune de miel Et la rançon de
Pénélope Et la rançon de
Pénélope... . |
Tú, la esposa modelo, |