GEORGES BRASSENS

 

DISCO 6   (1960-1962)

INDICE

1. LA TRAÎTRESSE

6. PENÉLOPE

2. TONTON NESTOR

7. L’ORAGE

3. LE BISTROT

8. LE MÉCRÉANT

4. EMBRASSE-LES TOUS

9. LE VERGER DU ROI LOUIS

5. LA BALLADE DES CIMÈTIERES

10. LE TEMPS PASSÉ

11. LA FILLE À CENT SOUS

 

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La traitresse

 

J’en appelle à la mort, je l’attends sans frayeur,
je ne tiens plus à la vie, je cherche un fossoyeur

Qui aurait une tombe à vendre à n’importe quel prix:
J'ai surpris ma maîtresse au bras de son mari

Ma maîtresse, la traîtresse !


J'croyais tenir l'amour au bout de mon harpon

Mon p'tit drapeau flottait au cœur d'madam' Dupont

Mais tout est consommé : hier soir, au coin d'un bois

J'ai surpris ma maîtresse avec son mari, pouah

Ma maîtresse, la traîtresse !



Trouverais-je les noms, trouverais-je les mots

Pour noter d'infamie cet enfant de chameau

Qu'a choisi son époux pour tromper son amant

Qu'a conduit l'adultère à son point culminant

Ma maîtresse, la traîtresse !



Où donc avais-j'les yeux ? Quoi donc avais-j' dedans ?

Pour pas m'être aperçu depuis un certain temps

Que, quand ell' m'embrassait, ell' semblait moins goulue

Et faisait des enfants qui n'me ressemblaient plus

Ma maîtresse, la traîtresse !


Et pour bien m'enfoncer la corne dans le cœur

Par un raffinement satanique, moqueur

La perfide, à voix haute, a dit à mon endroit

" Le plus cornard des deux n'est point celui qu'on croit "

Ma maîtresse, la traîtresse !


J'ai surpris les Dupont, ce couple de marauds

En train d'recommencer leur hymen à zéro

J'ai surpris ma maîtresse équivoque, ambiguë

En train d'intervertir l'ordre de ses cocus

Ma maîtresse, la traîtresse !

 

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La infiel

 

Estoy llamando a la muerte, la espero ya sin temor,
Ya no tengo en nada a la vida, busco a un enterrador
Que me venda una sepultura, da igual el precio:

He sorprendido a mi amante en brazos de su marido
¡Mi amante, la infiel!

Yo creía que tenía al amor cogido por el mango
Mi bandera ondeaba en el corazón de Madamme Dupont.
Pero todo se ha acabado ya: ayer noche, en un rincón del bosque
Sorprendí a mi amante con su marido, ¡puaf!
¡Mi amante, la infiel!


¿Encontraré los nombres, encontraré las palabras
para definir la infamia de este mal bicho
que ha elegido a su esposo para engañar a su amante,
que ha conducido al adulterio a su punto culminante?
¡Mi amante, la infiel!

¿Dónde tenía yo los ojos? ¿En qué pensaba yo?
para no darme cuenta desde hace ya algún tiempo
que cuando ella me besaba, parecía menos golosa
y tenía niños que no ya no se me parecían.
¡Mi amante, la infiel!


Y para hundirme bien los cuernos en el corazón
Por un refinamiento satánico, burlón,
La pérfida, en voz alta, a dicho refiriendose a mí
“El más cornudo de los dos no es el que cree serlo”
¡Mi amante, la infiel!

He sorprendido a los Dupont, esa pareja de bribones
Volviendo a empezar desde cero
He sorprendido a mi amante equívoca, ambigua
Invirtiendo el orden de sus cornudos
¡Mi amante, la infiel!

 

 

 

Tonton Nestor

 

Tonton Nestor

Vous eûtes tort

Je vous le dis tout net

Vous avez mis

La zizanie

Aux noces de Jeannett'

Je vous l'avoue

Tonton, vous vous

Comportâtes comme un

Mufle achevé

Rustre fieffé

Un homme du commun


Quand la fiancée

Les yeux baissés

Des larmes pleins les cils

S'apprêtait à

Dire "Oui da !"

A l'officier civil

Qu'est-c'qui vous prit

Vieux malappris

D'aller, sans retenue

Faire un pinçon

Cruel en son

Eminence charnue


Se retournant

Incontinent

Ell' souffleta, flic-flac

L'garçon d'honneur

Qui, par bonheur

Avait un' tête à claqu'

Mais au lieu du

"Oui" attendu

Ell' s'écria : "Maman"

Et l'mair' lui dit

"Non, mon petit

Ce n'est pas le moment"


Quand la fiancée

Les yeux baissés

D'une voix solennell'

S'apprêtait à

Dire "Oui da !"

Par-devant l'Eternel

Voila mechef

Que, derechef

Vous osâtes porter

Votre fichue

Patte crochue

Sur sa rotondité


Se retournant

Incontinent

Elle moucha le nez

D'un enfant d'chœur

Qui, par bonheur

Etait enchifrené

Mais au lieu du

"Oui" attendu

De sa pauvre voix lass'

Au tonsuré

Désemparé

Elle a dit "Merde", hélas


Quoiqu'elle usât

Qu'elle abusât

Du droit d'être fessue

En la pinçant

Mauvais plaisant

Vous nous avez déçus

Aussi, ma foi

La prochain' fois

Qu'on mariera Jeannett'

On s'pass'ra d'vous

Tonton, je vous

Je vous le dit tout net

 

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Tío Nestor

 

Tío Nestor,
Se equivocó usted,
se lo digo así de claro
Sembró usted
De cizaña
La boda de Jeannette
Se lo confieso
Tío, se
Comportó como un
Perfecto grosero
Patán redomado

Un hombre vulgar

Cuando la novia
Con los ojos bajos
Los ojos llenos de lágrimas
Se disponía a
Decir “¡Sí, quiero!”
Al funcionario
Cómo se le ocurrió
Viejo maleducado
De ir, sin miramientos
A darle un pellizco
Cruel en su
Protuberancia carnosa.

Volviéndose
Sin poder contenerse
Ella abofeteó, plas-plas
Al monaguillo
Que, por suerte,
Tenía un buen guantazo
Pero en lugar del
“Sí” esperado
ella gritó: “Mamá”
y el alcalde le dijo
No, pequeña,
no es el momento”.

Cuando la novia
Con los ojos bajos
Con una voz solemne
Se disponía a
Decir “¡Sí, quiero!”
Delante del Padre Eterno
He aquí malvado
Que nuevamente
Te atreviste a dar
Con tu dichosa
Pata zamba
Sobre su redondez.

Volviéndose
Sin poder contenerse
Le zumba en la nariz
A un monaguillo
Que, por suerte,
Tenía una buena napia
Pero en lugar del
“Si” esperado
con su pobre voz cansada
al tonsurado
desamparado
ella  le dijo “Mierda”, ¡ay!

Aunque ella usa
Aunque ella abusa
Del derecho de ser culona
Al pellizcarla,
Bromista pesado,
Nos ha decepcionado usted
Así pues, le doy mi palabra que
La próxima vez
Que se case Jeannette
Pasaremos de usted
Tío, se lo
Se lo digo así de claro.

 

 

 

Le bistrot

 

Dans un coin pourri

Du pauvre Paris,

Sur un' place,

L'est un vieux bistrot

Tenu pas un gros

Dégueulasse.

 

Si t'as le bec fin,

S'il te faut du vin

D' premièr' classe,

Va boire à Passy,

Le nectar d'ici

Te dépasse.


Mais si t'as l' gosier

Qu'une armur' d'acier

Matelasse,

Goûte à ce velours,

Ce petit bleu lourd

De menaces.


Tu trouveras là

La fin' fleur de la

Populace,

Tous les marmiteux,

Les calamiteux,

De la place.


Qui viennent en rang,

Comme les harengs,

Voir en face

La bell' du bistrot,

La femme à ce gros

Dégueulasse.


Que je boive à fond

L'eau de tout's les fon-

tain's Wallace,

Si, dès aujourd'hui,

Tu n'es pas séduit

Par la grâce.


De cett' joli' fé'

Qui, d'un bouge, a fait

Un palace.

Avec ses appas,

Du haut jusqu'en bas,

Bien en place.


Ces trésors exquis,

Qui les embrass', qui

Les enlace ?

Vraiment, c'en est trop !

Tout ça pour ce gros

Dégueulasse !


C'est injuste et fou,

Mais que voulez-vous

Qu'on y fasse ?

L'amour se fait vieux,

Il a plus les yeux

Bien en face.


Si tu fais ta cour,

Tâch' que tes discours

Ne l'agacent.

Sois poli, mon gars,

Pas de geste ou ga-

re à la casse.


Car sa main qui claqu',

Punit d'un flic-flac

Les audaces.

Certes, il n'est pas né

Qui mettra le nez

Dans sa tasse.


Pas né, le chanceux

Qui dégèl'ra ce

Bloc de glace.

Qui fera dans l' dos

Les corne' à ce gros

Dégueulasse.

 

Dans un coin pourri

Du pauvre Paris,

Sur un' place,

Une espèc' de fé',

D'un vieux bouge, a fait

Un palace.

 

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El mesón

 

En un asqueroso rincón
Del París pobre,
En una plaza,
Hay un viejo mesón
Regentado por un gordo
asqueroso.

Si tienes el paladar fino,
Si necesitas vino
De primera clase,
Vete a beber al Ritz (1)
El néctar de aquí
Te queda grande.

Pero si tienes el gaznate
A prueba
De bombas,
Prueba esta delicia
Este tintorro
De garrafón.

Allí encontrarás
A la flor y nata
Del populacho
A todos los gorrones,
A todos los desgraciados,
De la plaza

Que vienen en masa
Como los arenques
Para ver de cerca
A la hermosa del mesón
La mujer de ese gordo
Asqueroso.

Que me beba hasta el fondo
El agua de todas las fuentes
De la Granja de San Ildefonso (2)
Si desde hoy
No caes seducido
Por la gracia

De esta bonita hada
Que de un tugurio ha hecho
Un palacio.
Con sus encantos
Desde arriba hasta abajo
Muy bien puestos.

Esos exquisitos tesoros
¿Quién los besa, quién
los abraza?
Verdaderamente ¡esto es demasiado!
Todo para ese gordo
Asqueroso.

Es una locura, una injusticia
Pero ¿Qué quiere usted
Que le hagamos?
El amor se hace viejo
Y ya no tiene lo ojos
En su sitio.

Si vas a cortejarla
Trata que tus requiebros
No la molesten.
Se educado, muchacho,
No te muevas o atente
A las consecuencias.

Pues su mano, cuando da un revés,
Le arrea un castañazo
A los atrevidos.
Verdad que no ha nacido
El que meta la mano
En esa olla.

No ha nacido el afortunado
De derrita
Es témpano de hielo.
Quien le ponga
Los cuernos a ese gordo
Asqueroso.

En un asqueroso rincón
Del París pobre,
En una plaza,
Una especie de hada
De un viejo tugurio ha hecho
Un palacio.

 

(1)     Passy: Barrio parisino de gente bien.

(2)   Fontaine Wallace: Se refiere a las 100 fuentes que hizo construir en París Sir Richard Wallace en 1872. Su estructura se caracteriza por su cúpula con escamas, apoyada sobre cariátides.

 

Embrasse les tous

 

Tu n'es pas de cell's qui meur'nt où ell's s'attachent,

Tu frottes ta joue à toutes les moustaches,

Faut s' lever de bon matin pour voir un ingénu

Qui n' t'ait pas connu',

Entré' libre à n'importe qui dans ta ronde,

Cœur d'artichaut, tu donne' un' feuille à tout l' monde,

Jamais, de mémoire d'homm', moulin n'avait été

Autant fréquenté.

 

 

De Pierre à Paul, en passant par Jule' et Félicien,

Embrasse-les tous, {2x}

Dieu reconnaîtra le sien !

Passe-les tous par tes armes,

Passe-les tous par tes charmes,

Jusqu'à c' que l'un d'eux, les bras en croix,

Tourne de l'œil dans tes bras,

Des grands aux p'tits en allant jusqu'aux Lilliputiens,

Embrasse-les tous, {2x}

Dieu reconnaîtra le sien

 

 

Jusqu'à ce qu'amour s'ensuive,

Qu'à son cœur une plai' vive,

Le plus touché d'entre nous

Demande grâce à genoux.


En attendant le baiser qui fera mouche,

Le baiser qu'on garde pour la bonne bouche,

En attendant de trouver, parmi tous ces galants,

Le vrai merle blanc,

En attendant qu' le p'tit bonheur ne t'apporte

Celui derrière qui tu condamneras ta porte

En marquant dessus "Fermé jusqu'à la fin des jours

Pour cause d'amour "...


De Pierre à Paul, en passant par Jule' et Félicien,
Embrasse-les tous, {2x}
Dieu reconnaîtra le sien !
Passe-les tous par tes armes,
Passe-les tous par tes charmes,
Jusqu'à c'que l'un d'eux, les bras en croix,
Tourne de l'œil dans tes bras,
Des grands aux p'tits en allant jusqu'aux Lilliputiens,
Embrasse-les tous, {2x}
Dieu reconnaîtra le sien!


Alors toutes tes fredaines,

Guilledous et prétentaines,

Tes écarts, tes grands écarts,

Te seront pardonnés, car

Les fill's quand ça dit "je t'aime",

C'est comme un second baptême,

Ça leur donne un cœur tout neuf,

Comme au sortir de son œuf.

 

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Bésalos a todos

 

Tu no eres de las que mueren allí donde se atan,
Tu rozas tus mejillas con todos los bigotes,
Hay que levantarse muy temprano para ver a un ingenuo
Que no te haya conocido.
Entrada libre para todos en tu fonda,
Corazón de alcachofa, tu das una hoja a cada uno,
Jamás, que nadie recuerde, una casa había sido
Tan frecuentada.

De Pedro a Pablo, pasando por Julio y Feliciano

Bésalos a todos.
¡Dios reconocerá el suyo! (1)
Pásalos a todos por tus armas,
Pásalos a todos por tus encantos,
Hasta que uno de ellos, con los brazos en cruz,
Se desmaye en tus brazos.
Desde los mayores hasta los pequeños, llegando hasta los Liliputienses
Bésalos a todos
Dios reconocerá al suyo

Hasta que nazca el amor,
Que con una llaga en el corazón,
El más colgado de nosotros
Pida piedad de rodillas.

En espera del beso que dé en el blanco,
El beso que se guarda para la boca esperada,
En espera de encontrar, entre todos estos galanes,
El verdadero mirlo blanco,
En espera que un golpe de suerte te traiga
Aquel detrás de quien cerrarás tu puerta
Poniendo encima “Cerrado hasta la eternidad
A causa del amor...”

De Pedro a Pablo, pasando por Julio y Feliciano
Bésalos a todos.
¡Dios reconocerá el suyo!
Pásalos a todos por tus armas,
Pásalos a todos por tus encantos,
Hasta que uno de ellos, con los brazos en cruz,
Se desmaye en tus brazos.
Desde los mayores hasta los pequeños, llegando hasta los Liliputienses
Bésalos a todos
Dios reconocerá al suyo
 
Entonces todas tus calaveradas,
Deslices y andadas
Tus descarríos, tus grandes descarríos,
Te serán perdonados, pues
Cuando una niña dice “te quiero”
Es como un segundo bautizo,
Eso da un corazón completamente nuevo
Como al salir del huevo.

 

(1) Frase atribuida al envíado del Papa encargado de reprimir la herejía cátara. Momentos antes de conquistar Béziers, uno de los lugartenientes le preguntó qué hacían para no matar a los inocentes que había dentro de la ciudad y que creían en Dios. El enviado del Papa respondió: “Matadlos a todos, Dios reconocerá los suyos”.

 

La ballade des cimetières

 

J'ai des tombeaux en abondance

Des sépultur's à discrétion

Dans tout cim'tièr' d'quelque importance

J'ai ma petite concession

De l'humble tertre au mausolée

Avec toujours quelqu'un dedans

J'ai des p'tit's boss's plein les allées

Et je suis triste, cependant...


Car je n'en ai pas, et ça m'agace

Et ça défrise mon blason


Au cimetièr' du Montparnasse

A quatre pas de ma maison


J'en possède au Père-Lachaise

A Bagneux, à Thiais, à Pantin

Et jusque, ne vous en déplaise

Au fond du cimetièr' marin

A la vill' comme à la campagne

Partout où l'on peut faire un trou

J'ai mêm' des tombeaux en Espagne

Qu'on me jalouse peu ou prou...


Mais j'n'en ai pas la moindre trace

Le plus humble petit soupçon

Au cimetièr' du Montparnasse

A quatre pas de ma maison


Le jour des morts, je cours, je vole

Je vais infatigablement

De nécropole en nécropole

De pierr' tombale en monument

On m'entrevoit sous un' couronne

D'immortelles à Champerret

Un peu plus tard, c'est à Charonne

Qu'on m'aperçoit sous un cyprès...


Mais, seul, un fourbe aura l'audace

De dir' : "J'l'ai vu à l'horizon

Du cimetièr' du Montparnasse

A quatre pas de sa maison"


Devant l'château d'ma grand-tante

La marquise de Carabas

Ma saint' famille languit d'attente

"Mourra-t-ell', mourra-t-elle pas ?"

L'un veut son or, l'autre veut ses meubles

Qui ses bijoux, qui ses bib'lots

Qui ses forêts, qui ses immeubles

Qui ses tapis, qui ses tableaux...


Moi je n'implore qu'une grâce

C'est qu'ell' pass' la morte-saison

Au cimetièr' du Montparnasse

A quatre pas de ma maison


Ainsi chantait, la mort dans l'âme

Un jeune homm' de bonne tenue

En train de ranimer la flamme

Du soldat qui lui était connu

Or, il advint qu'le ciel eut marr' de

L'entendre parler d'ses caveaux

Et Dieu fit signe à la camarde

De l'expédier rue Froidevaux...


Mais les croqu'-morts, qui étaient de Chartres

Funeste erreur de livraison

Menèr'nt sa dépouille à Montmartre

De l'autr' côté de sa maison

 

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La balada de los cementerios

 

Tengo tumbas en abundancia
Sepulturas a discreción,
En todos los cementerios de cierta relevancia
Tengo mi pequeña concesión
Desde el humilde túmulo hasta el mausoleo
Siempre con alguien dentro
Tengo las avenidas llenas de montículos,
Y estoy triste, sin embargo...

Pues no tengo, y eso me irrita
Y eso deshonra mi apellido


En el cementerio de Montparnasse
A cuatro pasos de mi casa

Tengo en el Pére-Lachaise
En Bagneux, en Thiais, en Pantin
E incluso, aunque le pese,
En el fondo del cementerio marino,
En la ciudad como en el campo
En cualquier sitio donde se pueda hacer un agujero,
Tengo, incluso, tumbas en España
Que me envidien un poco...

Pero no tengo ni la más mínima huella,
Ni la más humilde sospecha
En el cementerio de Montparnasse
A cuatro pasos de mi casa

El día de difuntos, corro, vuelo
Voy infatigablemente
De necrópolis en necrópolis
De lápida en monumento
Se me ve bajo una corona
De siemprevivas en Champerret
Y un poco después, es en Charonne
Donde se me ve bajo un ciprés...

Pero, sólo un bribón tendrá la audacia
De decir: “Lo vi cerca
Del cementerio de Montparnasse
A cuatro pasos de su casa”.

Delante del castillo de mi tía abuela
La marquesa de Carabas
Mi santa familia languidece esperando
“¿Morirá o no morirá?”
El uno quiere su oro, el otro quiere sus muebles
Este sus joyas, este sus baratijas,
Este sus bosques, este sus inmuebles
Este sus tapices, este sus cuadros...

Yo sólo pido una gracia
Que ella pase la otra vida
En el cementerio de Montparnasse
A cuatro pasos de mi casa

Así cantaba, muy afligido,
Un joven de buen aspecto
Reavivando la hoguera
Del soldado que le era conocido.
Pero, sucedió que el cielo se hartó
De oirlo hablar de sus tumbas
Y Dios le hizo una señal a la Muerte
Para que lo mandase a la calle Froidevaux...

Pero los enterradores, que eran de Chartres,
Funesto error en la entrega,
Llevaron sus despojos a Montmartre
Al otro lado de su casa.

 

 

 

Pénélope

 

Toi l'épouse modèle

Le grillon du foyer

Toi qui n'a point d'accrocs

Dans ta robe de mariée

Toi l'intraitable Pénélope

En suivant ton petit

Bonhomme de bonheur

Ne berces-tu jamais

En tout bien tout honneur

De jolies pensées interlopes

De jolies pensées interlopes...


Derrière tes rideaux

Dans ton juste milieu

En attendant l'retour

D'un Ulysse de banlieue

Penchée sur tes travaux de toile

Les soirs de vague à l'âme

Et de mélancolie

N'as tu jamais en rêve

Au ciel d'un autre lit

Compté de nouvelles étoiles

Compté de nouvelles étoiles...


N'as-tu jamais encore

Appelé de tes vœux

L'amourette qui passe

Qui vous prend aux cheveux

Qui vous compte des bagatelles

Qui met la marguerite

Au jardin potager

La pomme défendue

Aux branches du verger

Et le désordre à vos dentelles

Et le désordre à vos dentelles...


N'as-tu jamais souhaité

De revoir en chemin

Cet ange, ce démon

Qui son arc à la main

Décoche des flèches malignes

Qui rend leur chair de femme

Aux plus froides statues

Les bascul' de leur socle

Bouscule leur vertu

Arrache leur feuille de vigne

Arrache leur feuille de vigne...


N'aie crainte que le ciel

Ne t'en tienne rigueur

Il n'y a vraiment pas là

De quoi fouetter un cœur

Qui bat la campagne et galope

C'est la faute commune

Et le péché vénie

C'est la face cachée

De la lune de miel

Et la rançon de Pénélope

Et la rançon de Pénélope...

 

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.

 

 

Penélope

 

Tú, la esposa modelo,
El alma de la casa
Tú, que no tienes manchas
En tu vestid