brassens en español

GEORGES BRASSENS

 

DISCO 5 (1956-1960)

INDICE

1. LE VIEUX LÉON

6. LA FEMME D’HECTOR

2. LA RONDE DES JURONS

7. BONHOMME

3. A L’OMBRE DU COEUR DE MA MIE

8. LE FUNÉRAILLES D’ANTAN

4. LE PORNOGRAPHE

9. LE COCU

5. LE PÈRE NOEL ET LA PETITE FILLE

10. COMME UNE SOEUR

 

PAGINA DE INICIO

 

Le vieux Léon

 

Y a tout à l'heure

Quinze ans d'malheur

Mon vieux Léon

Que tu es parti

Au paradis

D'l'accordéon

Parti bon train

Voir si l'bastrin-

gue et la java

Avaient gardé

Droit de cité

Chez Jéhovah

Quinze ans bientôt

Qu'musique au dos

Tu t'en allais

Mener le bal

A l'amicale

Des feux follets

En cet asile

Par saint' Cécile

Pardonne-nous

De n'avoir pas

Su faire cas

De ton biniou


C'est une erreur

Mais les joueurs

D'accordéon

Au grand jamais

On ne les met

Au Panthéon
Mon vieux, tu as dû

T'contener du

Champ de navets

Sans grandes pom-

pes et sans pompons

Et sans ave

Mais les copains

Suivaient l'sapin

Le cœur serré

En rigolant

Pour fair' semblant

De n'pas pleurer

Et dans nos cœurs

Pauvre joueur

D'accordéon

Il fait ma foi

Beaucoup moins froid

Qu'au Panthéon


Depuis mon vieux

Qu'au fond des cieux

Tu as fait ton trou

Il a coulé

De l'eau sous les

Ponts de chez nous

Les bons enfants

D'la rue de Van-

ves à la Gaîté

L'un comme l'au-

tre au gré des flots

Fur'nt emportés

Mais aucun d'eux

N'a fait fi de

Son temps jadis

Tous sont restés

Du parti des

Myosotis

Tous ces pierrots

Ont le cœur gros

Mon vieux Léon

En entendant

Le moindre chant

D'accordéon


Quel temps fait-il

Chez les gentils

De l'au-delà

Les musiciens

Ont-ils enfin

Trouvé le la

Et le p'tit bleu

Est-c'que ça n'le

Rend pas meilleur

D'être servi

Au sein des vi-

gnes du Seigneur

Si d'temps en temps

Un'dam' d'antan

S'laisse embrasser

Sûr'ment papa

Que tu regrett's pas

D'être passé

Et si l'bon Dieu

Aim' tant soit peu

L'accordéon

Au firmament

Tu t'plais sûr'ment

Mon vieux Léon

 

 

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El viejo León

 

Hace ya
quince años desde el triste día
Mi querido León
en que te marchaste
al paraíso
del acordeón.
Ido a buen ritmo
a ver si la bastringue
y la java
habían obtenido
el derecho de ciudadanía
en lo Jehová.
Quince años ya
que con la música a la espalda
te fuiste
a conducir el baile
de los amigos
de los fuegos de artificio
En este asilo

por Santa Cecilia (1)
perdonanos
por no haber
sabido hacernos cargo
de tu gaita.

Es un error
pero a los intérpretes
de acordeón
nunca jamás
se les coloca
en el Panteón (2).

Amigo, te ha tenido
que conformar con un
trozo de tierra de nada
sin grandes pompas
y sin florituras
y sin Ave
pero los amigos
seguían el ataud
con un pellizco en el corazón
riendo
para disimular
que iban llorando
y en nuestros corazones
pobre músico
de acordeón
hace, te lo juro,
mucho menos frío
que en el Panteón.

Querido amigo, desde que
allá en el fondo de los cielos
te hicieste un hueco
ha llovido
bastante sobre
nuestras cabezas
Los buenos amigos
de la calle Vanve
hasta los de la Gaîté (3)
tanto los unos como los otros
a merced de los vientos
fueron llevados
pero ninguno de ellos
ha renegado
de su pasado
todos han seguido
fieles
a tu memoria.
Todos esos Pierrots
se conmueven
mi viejo León
al oir
el menor canto
de acordeón.

¿Qué tiempo hace
entre los gentiles
del más allá?
¿y los músicos
han encontrado finalmente
el acorde perfecto?
¿Y ese vino peleón,
es que acaso no lo hace
saber mejor
el que lo sirvan
en el seno
de las viñas de Señor?
Si de vez en cuando
Una dama de las de antes
Se deja besar
Seguro, papá,
Que no sientes
El haber muerto
Y si al buen Dios
Le gusta aunque sea un poquito
El acordeón
En el firmamento
Te encuentras a gusto
Mi viejo León.

 

(1)     Patrona de la música y los músicos.

(2)     Panteón: Edificio parisino que acoge a las glorias civiles de diferentes ámbitos: letras, ciencias, política, etc.

(3)     Calles de París por donde vivía Brassens, en el distrito 14. En la rue de la Gaieté se encontraba la sala de fiestas Bobino, emblemática en la trayectoria de Brassens.

 

 

La ronde des jurons

 

¡Como comprenderán, ni tan siquiera intento traducirla!

 

Voici la ron-
de des jurons
Qui chantaient clair, qui dansaient rond
Quand les Gaulois
De bon aloi
Du franc-parler suivaient la loi
Jurant par-là
Jurant par-ci
Jurant à langue raccourcie
Comme des grains de chapelet
Les joyeux jurons défilaient

Tous les morbleus, tous les ventrebleus
Les sacrebleus et les cornegidouilles
Ainsi, parbleu, que les jarnibleus
Et les palsambleus
Tous les cristis, les ventres saint-gris
Les par ma barbe et les noms d'une pipe
Ainsi, pardi, que les sapristis
Et les sacristis
Sans oublier les jarnicotons
Les scrogneugneus et les bigr's et les bougr's
Les saperlottes, les cré nom de nom
Les pestes, et pouah, diantre, fichtre et foutre
Tous les Bon Dieu
Tous les vertudieux
Tonnerr' de Brest et saperlipopette
Ainsi, pardieu, que les jarnidieux
Et les pasquedieux

Quelle pitié
Les charretiers
Ont un langage châtié
Les harengères
Et les mégères
Ne parlent plus à la légère
Le vieux catéchisme poissard
N'a guèr' plus cours chez les hussards
Ils ont vécu, de profundis
Les joyeux jurons de jadis

Tous les morbleus, tous les ventrebleus
Les sacrebleus et les cornegidouilles
Ainsi, parbleu, que les jarnibleus
Et les palsambleus
Tous les cristis, les ventres saint-gris
Les par ma barbe et les noms d'une pipe
Ainsi, pardi, que les sapristis
Et les sacristis
Sans oublier les jarnicotons
Les scrogneugneus et les bigr's et les bougr's
Les saperlottes, les cré nom de nom
Les pestes, et pouah, diantre, fichtre et foutre
Tous les Bon Dieu
Tous les vertudieux
Tonnerr' de Brest et saperlipopette
Ainsi, pardieu, que les jarnidieux
Et les pasquedieux

 

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La sarta de juramentos

 

¡Como comprenderán, ni tan siquiera intento traducirla!

 

Voici la ron-
de des jurons
Qui chantaient clair, qui dansaient rond
Quand les Gaulois
De bon aloi
Du franc-parler suivaient la loi
Jurant par-là
Jurant par-ci
Jurant à langue raccourcie
Comme des grains de chapelet
Les joyeux jurons défilaient

Tous les morbleus, tous les ventrebleus
Les sacrebleus et les cornegidouilles
Ainsi, parbleu, que les jarnibleus
Et les palsambleus
Tous les cristis, les ventres saint-gris
Les par ma barbe et les noms d'une pipe
Ainsi, pardi, que les sapristis
Et les sacristis
Sans oublier les jarnicotons
Les scrogneugneus et les bigr's et les bougr's
Les saperlottes, les cré nom de nom
Les pestes, et pouah, diantre, fichtre et foutre
Tous les Bon Dieu
Tous les vertudieux
Tonnerr' de Brest et saperlipopette
Ainsi, pardieu, que les jarnidieux
Et les pasquedieux

Quelle pitié
Les charretiers
Ont un langage châtié
Les harengères
Et les mégères
Ne parlent plus à la légère
Le vieux catéchisme poissard
N'a guèr' plus cours chez les hussards
Ils ont vécu, de profundis
Les joyeux jurons de jadis

Tous les morbleus, tous les ventrebleus
Les sacrebleus et les cornegidouilles
Ainsi, parbleu, que les jarnibleus
Et les palsambleus
Tous les cristis, les ventres saint-gris
Les par ma barbe et les noms d'une pipe
Ainsi, pardi, que les sapristis
Et les sacristis
Sans oublier les jarnicotons
Les scrogneugneus et les bigr's et les bougr's
Les saperlottes, les cré nom de nom
Les pestes, et pouah, diantre, fichtre et foutre
Tous les Bon Dieu
Tous les vertudieux
Tonnerr' de Brest et saperlipopette
Ainsi, pardieu, que les jarnidieux
Et les pasquedieux

 

 

 

À l'ombre du coeur de ma mie

 

A l'ombre du cœur de ma mie

Un oiseau s'était endormi

Un jour qu'elle faisait semblant

D'être la Belle au bois dormant


Et moi, me mettant à genoux

Bonnes fées, sauvegardez-nous

Sur ce cœur j'ai voulu poser

Une manière de baiser


Alors cet oiseau de malheur

Se mit à crier " Au voleur "

" Au voleur " et " A l'assassin "

Comm' si j'en voulais à son sein

Aux appels de cet étourneau

Grand branle-bas dans Landerneau

Tout le monde et son père accourt

Aussitôt lui porter secours


Tant de rumeurs, de grondements

Ont fait peur aux enchantements

Et la belle désabusée

Ferma son cœur à mon baiser


Et c'est depuis ce temps, ma sur

Que je suis devenu chasseur

Que mon arbalète à la main

Je cours les bois et les chemins

 

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A la sombra del corazón de mi amada

 

A la sombra del corazón de mi amiga
Un pájaro se había dormido
Un día en que ella parecía
La Bella Durmiente del bosque.

Y yo, poniéndome de rodillas,
¡Hadas buenas! ¡Protegednos!
en su corazón quise poner
algo así como un beso.

Entonces ese pájaro desgraciado
Se puso a gritar “Al ladrón”
“Al ladrón” y “Al asesino”
como si fuese a hacerle daño.


A las llamadas de este cabeza loca
¡Gran jaleo en Landernau!
todo el mundo acudió
rápidamente a socorrerlo

Tanto ruido, tanto estruendo
Le dieron miedo al encantamiento
Y la guapa, desencanta,
Cerró su corazón a mi beso.

Y desde entonces, oh hermana,
Me convertí en cazador
Y con mi ballesta en la mano
Recorro los bosques y los caminos.

 

Le pornographe

 

Autrefois, quand j'étais marmot

J'avais la phobie des gros mots

Et si j'pensais " merde " tout bas

Je ne le disais pas

Mais

Aujourd'hui que mon gagne-pain

C'est d'parler comme un turlupin

Je n'pense plus " merde ", pardi

Mais je le dis


R:
J'suis l'pornographe

Du phonographe

Le polisson

De la chanson


Afin d'amuser la gal'rie

Je crache des gauloiseries

Des pleines bouches de mots crus

Tout à fait incongrus

Mais

En m'retrouvant seul sous mon toit

Dans ma psyché j'me montre au doigt

Et m'crie: " Va t'faire, homme incorrec'

Voir par les Grecs "


+R:

Tous les sam'dis j'vais à confess'

M'accuser d'avoir parlé d'fess's

Et j'promets ferme au marabout

De les mettre tabou

Mais

Craignant, si je n'en parle plus

D'finir à l'Armée du Salut

Je r'mets bientôt sur le tapis

Les fesses impies


+R:

Ma femme est, soit dit en passant

D'un naturel concupiscent

Qui l'incite à se coucher nue

Sous le premier venu

Mais

M'est-il permis, soyons sincèr's

D'en parler au café-concert

Sans dire qu'elle a, suraigu

Le feu au cul ?


+R:

J'aurais sans doute du bonheur

Et peut-être la Croix d'Honneur

A chanter avec décorum

L'amour qui mène à Rom'

Mais

Mon ang' m'a dit : " Turlututu

Chanter l'amour t'est défendu

S'il n'éclôt pas sur le destin

D'une putain "


+R:

Et quand j'entonne, guilleret

A un patron de cabaret

Une adorable bucolique

Il est mélancolique

Et

Me dit, la voix noyée de pleurs

" S'il vous plaît de chanter les fleurs

Qu'ell's poussent au moins rue Blondel

Dans un bordel "


+R:

Chaque soir avant le dîner

A mon balcon mettant le nez

Je contemple les bonnes gens

Dans le soleil couchant

Mais

N'me d'mandez pas d'chanter ça, si

Vous redoutez d'entendre ici

Que j'aime à voir, de mon balcon

Passer les cons


+R:

Les bonnes âmes d'ici bas

Comptent ferme qu'à mon trépas

Satan va venir embrocher

Ce mort mal embouché

Mais

Mais veuille le grand manitou

Pour qui le mot n'est rien du tout

Admettre en sa Jérusalem

A l'heure blême


Le pornographe

Du phonographe

Le polisson

De la chanson

 

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El pornógrafo

 

Antes, cuando era un niño
Le tenía fobia a las palabrotas
Y si pensaba “mierda” bajito
No llegaba a decirlo
Pero
Hoy día que mi medio de sustento
Es hablar como un bufón
Ya no pienso “mierda”, pardiez
Pero lo digo.

R:
Yo soy el pornógrafo
Del fonógrafo
El polizón
De la canción

A fin de divertir a la galería
Escupo chistes picantes,
Torrentes de palabrotas
Completamente incongruentes
pero
cuando estoy solo en mi casa
en mi espejo me acuso a mí mismo
y me grito: “ Anda y ve, so maleducado,
a que te den por...”

+R:

Todos los sábados voy a confesarme
A acusarme de haber hablado del culo
Y le prometo al sacerdote
De ponerme freno
pero
temiendo, que si no hablo más de él,
puedo acabar en el Ejercito de Salvación
vuelvo a poner sobre el tapete
ese culo impío.

+R:

Mi mujer es, dicho sea de paso,
De un natural concupiscente
Lo que la lleva a ponerse desnuda
Debajo del primero que llega
Pero,
¿Me está permitido, seamos sinceros,
de contarlo en el café-concert
sin decir que ella padece
de ninfomanía sobreaguda?

+R:

Yo sería, sin duda, más feliz
Y tendría, quizás, la Cruz del Honor,
Si cantase con decoro
Los amores que llevan a Roma
pero
Mi musa me ha dicho “Tururú,
Te está prohibido cantar el amor
Que no provenga del mundo
De las putas.”

+R:

Y cuando entono, alegre,
A un empresario de cabaret
Una adorable canción bucólica
Se pone melancólico
y
me dice, la voz ahogada en sollozos,
“Por favor, canta las flores
que nacen en el burdel

de la calle Blondel” (1).

+R:

Cada noche antes de cenar
Pegando la nariz a mi balcón
Contemplo la gente
A la caída de la tarde
pero
pero no me pidáis que cante eso, si
si teméis oír
que me gusta ver, desde mi balcón
pasar los tontos.

+R:

La buenas gentes de aquí abajo
Están seguros que cuando muera
Satán va a venir a ensartar con su tenedor
A este muerto mal hablado
pero
pero ojalá quiera el gran manitú
para quien las palabras no son nada
admitir en su Jerusalén
en la hora fatal

al pornógrafo
del fonógrafo
al polizón
de la canción.

 

(1) Calle famosa por ser zona de prostitución.

 

 

Le Père Noël et la petite fille

Avec sa hotte sur le dos

Avec sa hotte sur le dos

Il s'en venait d'Eldorado

Il s'en venait d'Eldorado

Il avait une barbe blanche

Il avait nom "Papa Gâteau"


Il a mis du pain sur ta planche

Il a mis les mains sur tes hanches


Il t'a prom'née dans un landeau

Il t'a prom'née dans un landeau

En route pour la vie d'château

En route pour la vie d'château

La belle vie dorée sur tranche

Il te l'offrit sur un plateau


Il a mis du grain dans ta grange

Il a mis les mains sur tes hanches


Toi qui n'avais rien sur le dos

Toi qui n'avais rien sur le dos

Il t'a couverte de manteaux

Il t'a couverte de manteaux

Il t'a vêtue comme un dimanche

Tu n'auras pas froid de sitôt


Il a mis l'hermine à ta hanche

Il a mis les mains sur tes hanches

Tous les camées, tous les émaux

Tous les camées, tous les Meaux

Il les fit pendre à tes rameaux

Il les fit pendre à tes rameaux
Il fit rouler en avalanches

Perles et rubis dans tes sabots


Il a mis de l'or à ta branche

Il a mis les mains sur tes hanches


Tire la bell', tir' le rideau

Tire la bell', tir' le rideau

Sur tes misères de tantôt

Sur tes misères de tantôt

Et qu'au-dehors il pleuve, il vente

Le mauvais temps n'est plus ton lot

Le joli temps des coudées franches...

On a mis les mains sur tes hanches

 

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Papá Noel y la jovencita

 

Con su saco a la espalda
Con su saco a la espalda
Él venía de Eldorado
Él venía de Eldorado
Tenía una barba blanca
Y se llamaba “Padrazo”

Ha puesto pan en tu mesa
Y sus manos en tus caderas

Te ha paseado en un landó
Te ha paseado en un landó
Camino de una vida de lujo
Camino de una vida de lujo
La buena vida, en rodajas,
Te la ha servido en bandeja.

Ha llenado de grano tu granero
Y ha puesto sus manos en tus caderas.

A ti, que no tenías nada que ponerte
A ti, que no tenías nada que ponerte
Te ha cubierto de mantos
Te ha cubierto de mantos
Te ha vestido de domingo
Y no tendrás frio en adelante.

Ha vestido de armiño tu cuerpo
y ha puesto sus manos en tus caderas.


Todos los camafeos, todos los esmaltes
Todos los camafeos, todos los esmaltes
Los hizo colgar en tus ramas
los hizo colgar en tus ramas

Hizo rodar en avalanchas
Perlas y rubís en tus zuecos.

El ha puesto oro en tus ramas
Y sus manos en tus caderas.

Echa, guapa, echa el cerrojo
Echa, guapa, echa el cerrojo
Sobre tus miserias presentes
Sobre tus miserias presentes
Y si fuera llueve o hace viento
el mal tiempo ya te dará igual.


El buen tiempo de la abundancia...
Han puesto sus manos sobre tus caderas.

 

 

La femme d'Hector

 

En notre tour de Babel

Laquelle est la plus belle

La plus aimable parmi

Les femmes de nos amis?

Laquelle est notre vrai nounou

La p'tite sœur des pauvres de nous

Dans le guignon toujours présente

Quelle est cette fée bienfaisante?


R:

C'est pas la femme de Bertrand

Pas la femme de Gontrand

Pas la femme de Pamphile

C'est pas la femme de Firmin

Pas la femme de Germain

Ni celle de Benjamín

C'est pas la femme d'Honoré

Ni celle de Désiré

Ni celle de Théophile

Encore moins la femme de Nestor

Non, c'est la femme d'Hector.


Comme nous dansons devant

Le buffet bien souvent

On a toujours peu ou prou

Les bas criblés de trous...

Qui raccomode ces malheurs

De fils de toutes les couleurs

Qui brode, divine cousette,

Des arcs-en-ciel à nos chaussettes?


+R:

Quand on nous prend la main

Sacré bon dieu dans un sac

Et qu'on nous envoie planter

Des choux à la santé

Quelle est celle qui, prenant modèle

Sur les vertus des chiens fidèles

Reste à l'arrêt devant la porte

En attendant que l'on ressorte?


+R:

Et quand l'un d'entre nous meurt

Qu'on nous met en demeure

De débarasser l'hôtel

De ses restes mortels

Quelle est celle qui r'mu tout Paris

Pour qu'on lui fasse, au plus bas prix

Des funérailles gigantesques

Pas nationales, non, mais presque?


+R:

Et quand vient le mois de mai

Le joli temps d'aimer

Que sans écho, dans les cours,

Nous hurlons a l'amour

Quelle est celle qui nous plaint beaucoup

Quelle est celle qui nous saute au cou

Qui nous dispense sa tenderse

Toutes ses économies d'caresses ?


+R:

Ne jetons pas les morceaux

De nos cœurs aux pourceaux

Perdons pas notre latin

Au profit des pantins

Chantons pas la langue des dieux

Pour les balourds, les fesse-mathieux

Les paltoquets, ni les bobèches

Les foutriquets, ni les pimbêches,



Ni pour la femme de Bertrand

Pour la femme de Gontrand

Pour la femme de Pamphile

Ni pour la femme de Firmin

Pour la femme de Germain

Pour celle de Benjamín

Ni pour la femme d'Honoré

La femme de Désiré

La femme de Théophile

Encore moins pour la femme de Nestor

Mais pour la femme d'Hector.

 

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La mujer de Héctor

 

En nuestra torre de Babel
¿quién es la más hermosa
la más amable, entre
Las mujeres de nuestros amigos?
¿Cuál es nuestra verdadera niñera
la hermanita de pobres de nosotros
en la mala suerte siempre presente?,
¿Quién es esta hada bienhechora?

R:
No es la mujer de Bertrand
Ni la mujer de Gontrand
Ni la mujer de Pamphile
No es la mujer de Fermín
Ni la mujer de Germán
Ni la de Benjamín
No es la mujer de Honorato
Ni la de Désiré
Ni la de Teófilo
Aún menos la mujer de Nestor.
No. Es la mujer de Hector.

Como bailamos delante
De los bufet muy a menudo
Tenemos siempre más o menos
Las medias acribilladas de agujeros...
¿Quién arregla estas desgracias
con hilos de todos los colores
quién borda, divina modistilla,
Arcoiris en nuestros calcetines?

+R:

Cuando nos cogen con las manos
¡dios bendito! en la masa
y nos envían al retiro
a la prisión
¿Quién es la que, tomando ejemplo
de las virtudes de los perros fieles
se queda delante de la puerta
Esperando que salgamos?

+R:

Y cuando uno de nosotros muere
Cuando nos obligan
A sacar del hotel
los restos mortales
quién es la que remueve todo París
para que nos hagan, al precio más bajo,
unos funerales fabulosos,
No nacionales, no, pero casi?

+R:

Y cuando llega el mes de mayo
El bonito tiempo del amor
Cuando sin respuesta, en los patios,
Aullamos al amor,
Quién es la que se duele mucho
La que nos salta al cuello
La que nos dispensa toda su ternura
Todas sus caricias?

+R:

No le demos los trozos
De nuestros corazones a los cerdos
No perdamos el tiempo
Con los monigotes
No le contemos delicadezas
A los palurdos, a los usureros,
Los patanes, ni los bobos,
Los zopencos ni a los cursilones,


Ni a la mujer de Bertrand
A la mujer de Gontrand
A la mujer de Pamphile
A la mujer de Fermín
A la mujer de Germán
A la de Benjamín
Ni a la mujer de Honorato
A la mujer de Désiré
La mujer de Teófilo
Aún menos a la mujer de Nestor
Sino a la mujer de Hector.

 

 

Bonhomme

 

Malgré la bise qui mord

La pauvre vieille de somme

Va ramasser du bois mort

Pour chauffer Bonhomme

Bonhomme qui va mourir

De mort naturelle


Mélancolique, elle va

A travers la forêt blême

Où jadis elle rêva

De celui qu'elle aime