GEORGES BRASSENS

 

DISCO 10 (1969)

 

INDICE

1. MISOGYNIE À PART

5. OISEAUX DE PASSAGE

2. BÉCASSINE

6. LA RELIGIEUSE

3. L’ANCÊTRE

7. PENSÉES DES MORTS

4. RIEN À JETER

8. LA ROSE, LA BOUTEILLE

ET LA POIGNÉE DE MAIN

9. SALE PETIT BONHOMME

 

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Misogynie à part

 

Misogynie à part, le sage avait raison:
Il y a les emmerdant's, on en trouve à foison
En foule elles se pressent
Il y a les emmerdeus's, un peu plus raffinées
Et puis, très nettement au-dessus du panier
Y a les emmerderesses

La mienne, à elle seul', sur tout's surenchérit
Ell' relève à la fois des trois catégories.
Véritable prodige
Emmerdante, emmerdeuse, emmerderesse itou
Elle passe, ell' dépasse, elle surpasse tout
Ell' m'emmerde, vous dis-je.

Mon Dieu, pardonnez-moi ces propos bien amers
Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, ell' m'emmer-
de, elle abuse, elle attige
Ell' m'emmerde et j'regrett' mes bell's amours avec
La p'tite enfant d'Marie que m'a soufflée l'évêque
Ell' m'emmerde, vous dis-je

Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, et m'oblige à me cu-
rer les ongles avant de confirmer son cul
Or, c'est pas callipyge
Et la charité seul' pouss' ma main résignée
Vers ce cul rabat-joie, conique, renfrogné
Ell' m'emmerde, vous dis-je

Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, je le répète et quand
Ell' me tape sur le ventre, elle garde ses gants
Et ça me désoblige
Outre que ça dénote un grand manque de tact
Ça n'favorise pas tellement le contact
Ell' m'emmerde, vous dis-je

Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde , quand je tombe à genoux
Pour cetain's dévotions qui sont bien de chez nous
Et qui donn'nt le vertige
Croyant l'heure venue de chanter le credo
Elle m'ouvre tout grand son missel sur le dos
Ell' m'emmerde, vous dis-je

Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, à la fornication
Ell' s'emmerde, ell' s'emmerde avec ostentation
Ell' s'emmerde, vous dis-je
Au lieu de s'écrier: " Encor ! Hardi ! Hardi ! "
Ell' déclam' du Claudel, du Claudel, j'ai bien dit
Alors ça, ça me fige

Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, j'admets que ce Claudel
Soit un homm' de génie, un poète immortel
J'reconnais son prestige
Mais qu'on aille chercher dedans son œuvre pie
Un aphrodisiaque, non, ça, c'est d'l'utopie
Ell' m'emmerde, vous dis-je

 

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Misoginia aparte

 

Misoginia aparte, el sabio tenía razón (1):

Están las pesadas, las hay a millares,

En masa se apiñan.

Están las coñazos, un poco más refinadas,

Y luego, muy por encima del resto,

Están las insoportables.

 

La mía, ella sola, las sobrepasa a todas,

Y supera a la vez las tres categorías.

Verdadero prodigio,

Pesada, coñazo e insoportable también,

Ella pasa, supera, lo sobrepasa todo.,

Me aburre, os lo digo.

 

Dios mío, perdóname estas palabras tan amargas,

Ella me aburre, me aburre, me aburre, me aburre,

Abusa y exagera,

Me aburre y echo de menos mis amores con

La monjita que me ha robado el obispo,

Me aburre, os lo digo

 

 

Me aburre, me aburre, y me obliga a limpiarme

Las uñas antes de constatar su culo,

Ahora bien, no es Callipyge, (3)

Y sólo la caridad empuja a mi mano resignada

Hacia ese culo aguafiestas, cónico, arrugado,

Me aburre, os lo digo.

 

Me aburre, me aburre, lo repito y cuando

Me toca en el vientre, se deja puestos sus guantes

Y eso me disgusta.

Aparte de denotar una gran falta de tacto,

Eso no favorece mucho el contacto.

Me aburre, os lo digo.

 

Me aburre, me aburre, cuando caigo de rodillas

Para ciertos placeres que son muy nuestros

Y que provocan vértigo

Cree que ha llegado el momento de cantar el credo

Y me abre a todo lo ancho, el misal sobre mi espalda.

Me aburre, os lo digo.

 

 

Me aburre, me aburre, en la fornicación

Ella se aburre, se aburre con ostentación

Se aburre, os lo digo.

En vez de gritar: “¡Más! ¡Duro! ¡Duro!”

Ella recita cosas de Claudel (2), de Claudel, he dicho bien

Y entonces eso, eso me paraliza.

 

Me aburre, me aburre, admito que ese Claudel

Sea un hombre genial, un poeta inmortal,

Yo reconozco su prestigio,

Pero querer buscar en su obra piadosa

Un afrodisíaco, no, eso es una utopía.

Me aburre, os lo digo.

 

(1)     Se refiere a Paul Valéry (1871-1945), poeta nacido en Sète y autor de “El Cementerio Marino”

(2)     Paul Claudel (1868-1965): Poeta francés. Considerado uno de los autores más emblemáticos del catolicismo francés.

(3)     En “Venus Callipyge” (Disco 8) Brassens expone las características que debe reunir un culo “para ser” Callipyge.

 

 

Bécassine

 

Un champ de blé prenait racine
Sous la coiffe de Bécassine,
Ceux qui cherchaient la toison d'or
Ailleurs avaient bigrement tort.
Tous les seigneurs du voisinage,
Les gros bonnets, grands personnages,
Rêvaient de joindre à leur blason
Une boucle de sa toison.
Un champ de blé prenait racine
Sous la coiffe de Bécassine.

C'est une espèce de robin,
N'ayant pas l'ombre d'un lopin,
Qu'elle laissa pendre, vainqueur,
Au bout de ses accroche-cœurs.
C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson
Des blés d'or en toute saison
Et jusqu'à l'heure du trépas,
Si le diable s'en mêle pas.

Au fond des yeux de Bécassine
Deux pervenches prenaient racine,
Si belles que Sémiramis
Ne s'en est jamais bien remis'.
Et les grands noms à majuscules,
Les Cupidons à particules
Auraient cédé tous leurs acquêts
En échange de ce bouquet.
Au fond des yeux de Bécassine
Deux pervenches prenaient racine.

C'est une espèce de gredin,
N'ayant pas l'ombre d'un jardin,
Un soupirant de rien du tout
Qui lui fit faire les yeux doux.
C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson
Des fleurs bleu's en toute saison
Et jusqu'à l'heure du trépas,
Si le diable s'en mêle pas.

A sa bouche, deux belles guignes,
Deux cerises tout à fait dignes,
Tout à fait dignes du panier
De madame de Sévigné.
Les hobereaux, les gentillâtres,
Tombés tous fous d'elle, idolâtres,
Auraient bien mis leur bourse à plat
Pour s'offrir ces deux guignes-là,
Tout à fait dignes du panier
De madame de Sévigné.

C'est une espèce d'étranger,
N'ayant pas l'ombre d'un verger,
Qui fit s'ouvrir, qui étrenna
Ses joli's lèvres incarnat.
C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson
Du temps des ceris's en tout' saison
Et jusqu'à l'heure du trépas,
Si le diable s'en mêle pas.

C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson
Du temps des ceris's en tout' saison
Et jusqu'à l'heure du trépas,
Si le diable s'en mêle pas.

 

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Bécassine

 

Un campo de trigo echaba raíces

Bajo la cofia de Bécassine,

Los que buscaban el toison de oro

En otra parte estaban muy extraviados.

Todos los señores del vecindario,

Los peces gordos, grandes personajes,

Soñaban con unir a su blasón

Un rizo de su cabellera.

Un campo de trigo echaba raíces

Bajo al cofia de Bécassine.

 

Es a una especie de pretenciosorobin++++++++

Que no es dueño de un palmo de tierra,

Al que ella deja coger, vencedor,

Un mechón de sus rizos.

Es una especie de patán,

Uno que se conforma con cualquier cosa

El que podrá cantar la canción

De los trigos de oro en cualquier estación

Y hasta la hora de su muerte,

Si el diablo no se entromete.

 

En el fondo de los ojos de Bécassine

Dos hierbas doncellas echaban raíces,

Tan hermosas que Seémíiramis (1)++++++++

No se ha repuesto nunca.

Y los grandes, con nombres en mayúsculas,

Los Cupidos con nombres elegantes++++++++++++++

Hubiesen cedido todos sus bienes

A cambio de ese ramo de flores.

En el fondo de los ojos de Bécassine

Dos hierbas doncellas echaban raíces.

 

Es una especie de bribón,

Que no es dueño ni de una maceta,

Un don nadie que la pretendía,

El que consigue enamorarla.

Es una especie de patán,

Uno que se conforma con cualquier cosa,

El que podrá cantar la canción

De las flores azules en cualquier estación

Y hasta la hora de su muerte,

Si el diablo no se entromete.

 

En su boca, dos bellas cerezas,

Dos cerezas enteramente dignas,

Enteramente dignas del cesto

De Madame de Sevigné. (2)

Los hidalguillos, los caballeretes,

Locamente enamorados de ella, idólatras,

Hubiesen gastado todo su dienero

Para conseguir esas dos cerezas

Enteramente dignas del cesto

De Madame de Sevigné.

 

Es una especie de forastero,

Que no tiene ni un palmo de huerta,

El que hizo abrirse, el que estrenó

Sus bonitos labios encarnados.

Es una especie de patán,

Uno que se conforma con cualquier cosa,

El que podrá cantar la canción

Del tiempo de las cerezas en cualquier estación

Y hasta la hora de su muerte,

Si el diablo no se entromete.

 

Es una especie de patán,

Uno que se conforma con cualquier cosa,

El que podrá cantar la canción

Del tiempo de las cerezas en cualquier estación

Y hasta la hora de su muerte,

Si el diablo no se entromete.

 

(1)     Sémiramis : Con este nombre se conocen a dos reinas: una que murió en 824 a.C. a la que se atribuye la fundación de Babilonia y otra que vivió hacia 780 a.C. que creó seguramente sus jardines colgantes.

(2)     Marie de Rabutin-Chantal, conocida como Madame de Sévigné (1626-1696) conocida escritora francesa. Escribió sus “Cartas”, para consolarse de la ausencia de su hija Marie. En una de estas cartas le dice a su hija Marie: “Je vous donne avec plaisir le dessus de tous les paniers, c’est-à-dire la fleur de mon esprit, de ma tête, de mes yeux, de ma plume, de mon écritoire… ».

 

L'ancêtre

 

Notre voisin l'ancêtre était un fier galant
Qui n'emmerdait personne avec sa barbe blanche,
Et quand le bruit courut qu' ses jours étaient comptés,
On s'en fut à l'hospice afin de l'assister.


On avait apporté les guitar's avec nous
Car, devant la musique, il tombait à genoux,
Excepté toutefois les marches militaires
Qu'il écoutait en se tapant le cul par terre. {2x}

Émules de Django, disciples de Crolla,
Toute la fine fleur des cordes était là
Pour offrir à l'ancêtre, en signe d'affection,
En guis' de viatique, une ultime audition. {2x}

Hélas! les carabins ne les ont pas reçus,
Les guitar's sont resté's à la porte cochère,
Et le dernier concert de l'ancêtre déçu
Ce fut un pot-pourri de cantiques, peuchère!

Quand nous serons ancêtres,
Du côté de Bicêtre,
Pas de musique d'orgue, oh! non,
Pas de chants liturgiques
Pour qui aval' sa chique,
Mais des guitar's, cré nom de nom! {2x}

On avait apporté quelques litres aussi,
Car le bonhomme avait la fièvre de Bercy
Et les soirs de nouba, parol' de tavernier,
A rouler sous la table il était le dernier. {2x}

Saumur, Entre-deux-mers, Beaujolais, Marsala,
Toute la fine fleur de la vigne était là
Pour offrir à l'ancêtre, en signe d'affection,
En guis' de viatique, une ultime libation. {2x}

Hélas! les carabins ne les ont pas reçus,
Les litres sont restés à la porte cochère,
Et l' coup de l'étrier de l'ancêtre déçu
Ce fut un grand verre d'eau bénite, peuchère !

Quand nous serons ancêtres,
Du côté de Bicêtre,
Ne nous faites pas boire, oh ! non,
De ces eaux minéral's, bénites ou lustrales,
Mais du bon vin, cré nom de nom ! {2x}

On avait emmené les belles du quartier,
Car l'ancêtre courait la gueuse volontiers.
De sa main toujours leste et digne cependant
Il troussait les jupons par n'importe quel temps. {2x}

Depuis Manon Lescaut jusques à Dalila
Toute la fine fleur du beau sexe était là
Pour offrir à l'ancêtre, en signe d'affection,
En guis' de viatique, une ultime érection. {2x}

Hélas! les carabins ne les ont pas reçu's,
Les belles sont restées à la porte cochère,
Et le dernier froufrou de l'ancêtre déçu
Ce fut celui d'une robe de sœur, peuchère !

Quand nous serons ancêtres,
Du côté de Bicêtre,
Pas d'enfants de Marie, oh ! non,
Remplacez-nous les nonnes
Par des belles mignonnes
Et qui fument, cré nom de nom !
{2x}

 

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El vejete

 

Nuestro vecino el vejete era un orgulloso galán

Que no molestaba a nadie con su barba blanca,

Y cuando se corrió la voz de que sus días estaban contados,

Acudimos al asilo con el fin de ayudarle.

 

Habíamos llevado las guitarras con nosotros

Pues, ante la música, caía de rodillas,

Exceptuando siempre las marchas militares

Que escuchaba siempre dándoles el culo.

 

Émulos de Django, discípulos de Crolla,

Toda la flor y nata de las cuerdas estaba allí,

Para ofrecer al vejete, en señal de afecto,

Como un viático, una última audición.

 

¡Ay! Los medicuchos no nos recibieron,

las guitarras se quedaron en la puerta de la calle,

y el último concierto del vejete decepcionado

fue un popurrí de cánticos, ¡caramba!.

 

Cuando seamos vejetes,

Que andemos por Bicêtre, (1) +++++++++

Nada de música de órganos, ¡oh!, no,

Nada de cantos litúrgicos

Para el que va a palmarla,

Sino de guitarras, ¡por lo que más queráis!

 

Habíamos llevados algunos litros también,

Pues el buen hombre tenía la fiebre de Bercy (2)+++++

 

Y en las noches de parranda, palabra de tabernero,

Él era el último en rodar por el suelo.

 

Saumur, Entre-deux-mers, Beaujolais, Marsala,

Toda la flor y nata de las viñas estaba allí

Para ofrecer al vejete, en señal de afecto,

Como un viático, una última libación.

 

¡Ay! Los medicuchos no nos recibieron,

los litros se quedaron en la puerta de la calle,

y el último lingotazo del vejete decepcionado (3)

fue un gran vaso de agua bendita ¡caramba!

 

Cuando seamos vejetes,

Que andemos por Bicêtre, +++++++++

No nos hagáis beber, ¡oh!, no

Esas aguas minerales, benditas o lustrales,

Sino buen vino, ¡por lo que más queráis!

 

Habíamos llevado a las guapas del barrio,

Pues el vejete cortejaba a las picaronas de buena gana.

Con su mano siempre ligera y digna sin embargo

Remangaba las faldas sin importar el momento.

 

Desde Manon Lescaut (3) hasta Dalila

Toda la flor y nata del sexo débil estaba allí

Para ofrecer al vejete, en señal de afecto,

Como un viático, una última erección.

 

¡Ay! Los medicuchos no nos recibieron,

las chavalas se quedaron en la puerta de la calle,

y el último frufrú del vejete decepcionado

fue el de un traje de monja, ¡caramba!.

 

Cuando seamos vejetes,

Que andemos por Bicêtre,, +++++++++

Nada de hijas de María,¡oh!, no,

Cambiadnos a las monjas

Por bellas jovencitas

Y que fumen, ¡por lo que más queráis!

 

(1)     Del nombre del castillo de Bicêtre, (comuna de Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne) sucesivamente hospicio, prisión, asilo, manicomio. Situado en la región parisina.

(2)     Bercy: Lugar de París donde había famosos gourmets y catadores de vino.

(3)     Coup de l’étrier: hace referencia al último vaso que tomaban los caballeros, una vez subidos ya en el caballo, “con el pie en el estribo”.

(4)     Manon Lescaut: Ver la nota nº 1 de la canción « Concurrence deloyale ».

 

 

Rien à jeter

Sans ses cheveux qui volent
J'aurais, dorénavant,
Des difficultés folles
A voir d'où vient le vent.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Je me demande comme
Subsister sans ses joues
M'offrant de belles pommes
Nouvelles chaque jour.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Sans sa gorge, ma tète,
Dépourvu' de coussin,
Reposerais par terre
Et rien n'est plus malsain.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Sans ses hanches solides
Comment faire, demain,
Si je perds l'équilibre,
Pour accrocher mes mains ?

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Elle a mile autres choses
Précieuses encore
Mais, en spectacle, j'ose
Pas donner tout son corps.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Des charmes de ma mie
J'en passe et des meilleurs.
Vos cours d'anatomie
Allez les prendre ailleurs.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

D'ailleurs, c'est sa faiblesse,
Elle tient ses os
Et jamais ne se laisse-
rait couper en morceaux.

Tout est bon chez elle, y a rien à jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Elle est quelque peu fière
Et chatouilleuse assez,
Et l'on doit tout entière
La prendre ou la laisser.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

 

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Nada que tirar

 

Sin sus cabellos al viento

Tendré, en adelante,

Grandes dificultades

Para ver de donde viene el viento.

 

Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar,

A una isla desierta hay que llevárselo todo.

 

Me pregunto cómo

Subsistir sin sus mejillas,

Que me ofrecen bellas manzanas

Nuevas cada día.

 

Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar,

A una isla desierta hay que llevárselo todo.

 

Sin su cuello, mi cabeza,

Desprovista de cojín,

Reposaría en la tierra

Y nada es más dañiño.

 

Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar,

A una isla desierta hay que llevárselo todo.

 

Sin sus sólidas caderas

¿Cómo hacer, mañana,

Si pierdo el equilibrio,

Para agarrarme con las manos?

 

Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar,

A una isla desierta hay que llevárselo todo.

 

Ella tiene otras mil cosas

También preciosas,

Pero, no me atrevo a ofrecer

todo su cuerpo, como en un espectáculo.

 

Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar,

A una isla desierta hay que llevárselo todo.

 

Los encantos de mi amiga,

Los callo y los mejores.

Vuestros cursos de anatomía

Id a darlos en otra parte.

 

Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar,

A una isla desierta hay que llevárselo todo.

 

Por otra parte, su debilidad es

Querer a sus huesos,

Y nunca se dejaría

Cortar en trocitos.

 

Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar,

A una isla desierta hay que llevárselo todo.

 

Es un poco orgullosa

Y melindrosa también,

Y tal como es

hay que tomarla o dejarla.

 

Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar,

A una isla desierta hay que llevárselo todo.

 

 

 

Les oiseaux de passage

Paroles: Jean Richepin. Musique: Georges Brassens

 

Ô vie heureuse des bourgeois
Qu'avril bourgeonne
Ou que decembre gèle,
Ils sont fiers et contents

Ce pigeon est aimé,
Trois jours par sa pigeonne
Ça lui suffit il sait
Que l'amour n'a qu'un temps

Ce dindon a toujours
Béni sa destinée
Et quand vient le moment
De mourir il faut voir

Cette jeune oie en pleurs:
C'est la que je suis née
Je meurs presd de ma mère
Et je fais mon devoir

Elle a fait son devoir!
C'est a dire que oncOnques
Elle n'eut de souhait
Impossible elle n'eut

Aucun rêve de lune
Aucun désir de jonque
L'emportant sans rameurs
Sur un fleuve inconnu

Et tous sont ainsi faits!
Vivre la même vie
Toujours, pour ces gens là
Cela n'est point hideux.

Ce canard n'a qu'un bec,
Et n'eut jamais envie
Ou de n'en plus avoir
Ou bien d'en avoir deux

Ils n'ont aucun besoin
De baiser sur les lèvres
Et, loin des songes vains,
Loin des soucis cuisants

Possèdent pour tout cœur
Un vicere sans fièvre
Un coucou régulier
Et garanti dix ans

Ô les gens bien heureux
Tout à coup dans l'espace
Si haut qu'ils semblent aller
Lentement,  en grand vol

En forme de triangle
Arrive,nt planent, et passepasse.nt
Où vont ils? ... qui sont-ils ?
Comme ils sont loins du sol!

Regardez les passer!, eEux
Ce sont les sauvages
Ils vont où leur desir
Le veut par dessus monts

Et bois, et mers, et vents
Et loin des esclavages
L'air qu'ils boivent
Ferait éclater vos poumons

Regardez les! aAvant
D'atteindre sa chimère
Plus d'un l'aile rompue
Et du sang plein les yeux

Mourra. Ces pauvres gens
Ont aussi femme et mère
Et savent les aimer
Aussi bien que vous, mieux

Pour choyer cette femme
Et nourrir cette mère
Ils pouvaient devenir
Volailles comme vous

Mais ils sont avant tout
Des fils de la chimère
Des asoiffés d'azur
Des poètes des fous

Regardez les vieux coqs
Jeune Oie édifiante!
Rien de vous ne pourra
monter aussi haut qu'eux
{2x}

Et le peu qui viendra
d'eux à vous
C'est leur fiante
Les bourgeois sont troublés
De voir passer les gueux

 

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Pájaros errantes

 

 

¡Oh, vida feliz de los burgueses!

Con que abril florezca

O con que diciembre se hiele,

Ya están contentos y felices.

 

Este palomo es amado

Tres días por su paloma

Eso le basta, él sabe

Que el amor sólo dura un rato.

 

Este pavo siempre

Ha bendecido su destino

Y cuando llega la hora

De morir hay que ver

 

A esta joven oca llorando:

“Es aquí donde nací

muero cerca de mi madre

y he cumplido con mi deber”.

 

¡Ella ha hecho su deber!

Es decir que nunca

Tuvo un deseo

Imposible, ella nunca

 

Deseó la luna,

Nunca deseó un junco

Que la llevase sin remeros

Sobre un río desconocido.

 

¡Y todos son iguales!

Vivir la misma vida

Siempre, para esta gente

No es nada horrible.

 

Este pato no tiene más que un pico,

Y nunca tuvo ganas